Dans le service de réanimation du centre hospitalier universitaire d’Angers, une mère de famille lutte contre la mort. Cette femme de 46 ans est dans le coma depuis juin, quand elle a accouché de triplés, nés à 27 semaines d’aménorrhées (environ six mois) dans des conditions dramatiques. Des complications cardio-vasculaires sont survenues sur la mère.
Un acte pratiqué en Grèce
Cette terrible affaire illustre les dérives possibles du don d’ovocyte lorsqu’il est pratiqué dans des conditions limites. Le couple avait décidé de pratiquer cet acte en Grèce, après que des refus successifs eurent été formulés en France, du fait de l’âge de la demandeuse. « Ces gens sont des victimes. Ils ont dû tomber sur un charlatan qui a exploité leur désir d’enfants à tout prix. Replacer trois embryons sur une personne de 46 ans, c’est contraire à toutes les règles », indique un professeur de médecine parisien. Aujourd’hui, le mari de cette dame doit s’occuper seul des trois bébés. Un mouvement de solidarité s’est organisé autour de lui pour l’aider à faire face.
Le CHU d’Angers a contacté notamment l’association Jumeaux et plus pour les informer de la situation et leur demander de l’aide. Carole Le Bihan, l’une de ses membres, sur le département du Maine-et-Loire, et mère de triplés, en bonne santé, raconte : « En juin, après avoir été alertés par l’hôpital, nous avons fait passer un message pour que des gens fassent des dons à ce monsieur, qui se retrouvait terriblement seul. Des litres de lait 1 e r âge, des paquets de couches et des vêtements pour bébés ont été déposés. Je lui souhaite beaucoup de courage, et j’espère qu’il est bien entouré par sa famille et par ses amis pour arriver à surmonter cette épreuve. » La responsable nationale de l’association, Huguette Papiau, ajoute : « Nous le soutenons moralement. On lui a prêté un landau. La situation est très compliquée, et nous ne voulons pas le gêner. Après ce drame, il doit être soutenu. »
Le Parisien









