APRES la juppette et la balladurette, la fillonnette ? Dans le plan de relance qu’il dévoilera demain à Douai (Nord), si Nicolas Sarkozy confirme l’instauration d’une prime de mise à la casse de 1 000 € pour les véhicules anciens et polluants, le Premier ministre pourrait bon gré, mal gré, laisser son nom à cette mesure de soutien à l’automobile, à laquelle ont déjà eu recours ses prédécesseurs à Matignon.
Cibler les secteurs les plus touchés
Dans cet inventaire à la Prévert, le logement, lui aussi en pleine tourmente, figurera en bonne place. Dans un document que « le Parisien » et « Aujourd’hui en France » se sont procuré, le gouvernement avoue redouter une « pénurie » de logements d’ici à deux ans (lire ci-dessous). Jamais, la gravité de la situation n’avait été à ce point soulignée. Officiellement, du moins. Voilà pourquoi le plafond du prêt à taux zéro, qui permet à des ménages modestes d’emprunter, devrait être fortement relevé, voire doublé.
Automobile, logement… Tels seront les deux principaux axes qui émergeront demain à Douai. Ils conforteront une série de mesures annoncées ces dernières semaines. Parmi elles, l’exonération de taxe professionnelle pour les nouveaux investissements des entreprises (coût : un milliard d’euros à partir de 2011), le plan de soutien aux PME (22 milliards), la forte augmentation de contrats aidés afin de limiter la casse du chômage ou encore une « prime de Noël » pour les salariés.
Autant de mesures onéreuses, qui expliquent pourquoi le gouvernement cherche aujourd’hui à cibler les secteurs les plus touchés par la crise et à les soutenir pour une durée limitée. Enfin, pour le ministre du Budget, Eric Woerth, la relance passe aussi par des mesures à coût nul pour l’Etat mais essentielles pour les entreprises, comme la réduction des délais de paiement de l’administration.
Le Parisien













