Toute l'actualité Le Club S'abonner : Web | Journal | mobile PDF RSS
 
Presse regionale
 
 

Edition Abonnés - Fait du Jour

 
 

CE QU’IL VA ANNONCER DEMAIN

Le plan Sarkozy au banc d’essai

Automobile, logement, consommation : demain à Douai, le chef de l’Etat va présenter les mesures de son plan pour l’économie.

Olivier Baccuzat et Odile Plichon | 03.12.2008, 07h00
 

APRES la juppette et la balladurette, la fillonnette ? Dans le plan de relance qu’il dévoilera demain à Douai (Nord), si Nicolas Sarkozy confirme l’instauration d’une prime de mise à la casse de 1 000 € pour les véhicules anciens et polluants, le Premier ministre pourrait bon gré, mal gré, laisser son nom à cette mesure de soutien à l’automobile, à laquelle ont déjà eu recours ses prédécesseurs à Matignon.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le chef de l’Etat a choisi de détailler son arsenal anticrise dans une usine Renault. Avec 2,5 millions de salariés (directs ou indirects), ce secteur est en effet l’un des plus sinistrés.

Cibler les secteurs les plus touchés

Dans cet inventaire à la Prévert, le logement, lui aussi en pleine tourmente, figurera en bonne place. Dans un document que « le Parisien » et « Aujourd’hui en France » se sont procuré, le gouvernement avoue redouter une « pénurie » de logements d’ici à deux ans (lire ci-dessous). Jamais, la gravité de la situation n’avait été à ce point soulignée. Officiellement, du moins. Voilà pourquoi le plafond du prêt à taux zéro, qui permet à des ménages modestes d’emprunter, devrait être fortement relevé, voire doublé.

Automobile, logement… Tels seront les deux principaux axes qui émergeront demain à Douai. Ils conforteront une série de mesures annoncées ces dernières semaines. Parmi elles, l’exonération de taxe professionnelle pour les nouveaux investissements des entreprises (coût : un milliard d’euros à partir de 2011), le plan de soutien aux PME (22 milliards), la forte augmentation de contrats aidés afin de limiter la casse du chômage ou encore une « prime de Noël » pour les salariés.

Autant de mesures onéreuses, qui expliquent pourquoi le gouvernement cherche aujourd’hui à cibler les secteurs les plus touchés par la crise et à les soutenir pour une durée limitée. Enfin, pour le ministre du Budget, Eric Woerth, la relance passe aussi par des mesures à coût nul pour l’Etat mais essentielles pour les entreprises, comme la réduction des délais de paiement de l’administration.

Le Parisien

 
Tous les articles de la rubrique
 
 
 
Sites du Groupe Amaury