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Sélection cherche leaders

Christophe Bérard (avec J.L.) | 06.09.2008, 07h00
 

IL Y A TOUJOURS des successions à prendre en équipe de France. Et il n’a pas fallu attendre longtemps pour s’en apercevoir. Le mois dernier, lors du match amical des Bleus en Suède (3-2), les patrons ont fait défaut. Il a suffi que le milieu gauche suédois Kim Källström s’intercale entre les lignes tricolores pour paralyser l’équipe.



Sur le terrain, personne n’a alors su prendre ses responsabilités pour inciter ses partenaires à changer de système de jeu. Il y a peu, Claude Makelele ou Lilian Thuram n’auraient mis que quelques secondes à hausser le ton et à donner les bonnes directives. Mais le premier nommé ne veut plus jouer qu’au PSG et le second a pris sa retraite sportive.

Aujourd’hui, la France n’a plus de chef. Elle a bien un capitaine, Thierry Henry. Mais, sans doute à cause de son instinct égoïste de buteur, le Barcelonais ne sera jamais un chef de meute tourné vers ses partenaires.

« C’est comme si l’équipe n’était pas au complet »

L’autre ancien, William Gallas, avec ses 66 sélections, n’a pas non plus l’âme d’un aboyeur. Difficile également de se cacher derrière l’absence de Franck Ribéry, toujours en convalescence. Car le Munichois est certes un patron technique, mais pas un leader moral. Aussi, les défections de Patrick Vieira et Willy Sagnol (tous deux blessés), les deux vraies fortes personnalités du groupe France, rappellent avec acuité que la France est encore trop dépendante de ses grands anciens. « C’est un peu une période de transition, reconnaît Sidney Govou. Tout va se faire naturellement. Ceux qui ont pris l’habitude de parler en club vont commencer à le faire en équipe de France. Mais je ne peux pas encore dire qui aura cette capacité à s’affirmer. »

Tendance confirmée par un autre élément lyonnais, Jérémy Toulalan : « Cela m’a fait bizarre, le mois dernier pour la rencontre en Suède, de ne voir ni Makelele ni Thuram, sourit-il. C’est comme si l’équipe n’était pas au complet. Mais, logiquement, les vides vont se combler et certains vont s’affirmer. »

Le Parisien

 
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