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Parti socialiste

Ségolène Royal met ses proches en avant

Rosalie Lucas | 13.10.2008, 07h00
 

«JE SUIS un leader, donc je suis derrière eux. » C’est en citant Nelson Mandela hier au « Grand Rendez-vous » Europe 1 - « le Parisien » et « Aujourd’hui en France » que Ségolène Royal a défini son nouveau rôle dans la bataille du congrès de Reims. Plus que jamais, l’ex-candidate socialiste à la présidentielle se dit décidée à « être en retrait » pour mettre ses proches « en avant » : « C’est ça la modernité », a-t-elle expliqué.

Critiquant sans la nommer la direction actuelle du PS en évoquant « les défauts de la génération précédente », Royal demande aux siens « de travailler ensemble et d’être solidaires comme une équipe de rugby ». Une équipe de rugby dont évidemment elle serait le capitaine.

Une « déclaration solennelle » sur la crise

Dès hier, elle a d’ailleurs eu bien malgré elle l’occasion de « pousser » l’un de ses proches quand, retardée par les embouteillages provoqués par les 20 Km de Paris, elle a dû dépêcher Vincent Peillon pour commencer l’émission du « Grand Rendez-vous » à sa place… L’eurodéputé a donc assuré le remplacement au pied levé avant que Royal n’arrive. Plus révélateur, le meeting de ce soir à Allauch près de Marseille (Bouches-du-Rhône) sera la première occasion pour la motion « l’Espoir à gauche, fier(e)s d’être socialistes » d’« afficher la relève ». Delphine Batho, Julien Dray, Aurélie Filippetti, Vincent Peillon, Manuel Valls et François Rebsamen monteront tous ensemble à la tribune pour défendre leur texte, mais surtout évoquer la crise financière actuelle et ses remèdes. « Ce type de déplacement se répétera avant le congrès de Reims (NDLR : du 14 au 16 novembre) », confie Valls, le député et maire d’Evry.

Royal, qui organise une réunion de travail tous les mardis avec son équipe dans ses bureaux boulevard Raspail, ne va pas être pour autant en retrait. Elle participera à certains de ces meetings et continuera à « parler aux Français ». Dès mercredi, elle fera une « déclaration solennelle » sur la crise lors d’une réunion publique à Bordeaux. Selon elle, pas question comme certains le suggèrent de reporter le congrès du PS en raison de la situation mondiale. La présidente de la région Poitou-Charentes estime qu’au contraire il est « essentiel pour la gauche et donc pour l’avenir de notre pays ». Quant à un débat entre les premiers signataires des motions souhaité par Benoît Hamon et accepté par le courant Utopia, le pôle écologique et Martine Aubry, Royal n’y « est pas hostile ». Mais encore une fois, elle en appelle au collectif : « S’il devait y avoir un débat, je viendrais avec mon équipe, on peut être plusieurs derrière le micro. » Interrogée sur la succession de François Hollande à la tête du PS, celle qui a réuni 4 000 personnes au Zénith de Paris le 27 septembre dernier refuse de fermer la porte à sa candidature qu’elle avait décidé de « mettre au frigidaire » : « J’attends le vote des militants (NDLR : le 6 novembre) . Il faut d’abord gagner le congrès », a-t-elle répété. Son « pack » va s’y employer.

Le Parisien

 
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