FINALEMENT, c’est comme si Alain Boghossian avait toujours été là. Comme si l’ancien milieu de terrain aux 26 sélections n’avait jamais quitté Clairefontaine, le château, les rassemblements, les Bleus. Aujourd’hui adjoint de Domenech, Bogho fait déjà l’unanimité auprès du groupe France. Il n’a pas eu besoin de temps d’adaptation, de période d’observation.
« Il est arrivé en champion du monde. Les jeunes l’ont regardé comme tel »
Les joueurs ont pu apprécier son sens de l’humour lors de son premier jour au château, notamment quand, au lieu du traditionnel discours, il a raconté l’une de ses meilleures blagues. Tout le monde a explosé de rire… Sur le terrain, il n’a pas encore participé aux exercices avec les Bleus, même si cela doit le démanger. Il se concentre sur les conseils qu’il distille.
Il a toujours un mot pour chacun, un encouragement, une remarque. Il parle davantage que Pierre Mankowski, par exemple. Et les joueurs apprécient. Pour Thierry Henry, et pour d’autres peut-être, il est encore un joueur et même un ami. Pour tous, il est un garant de l’esprit de 1998, celui des champions du monde, avec le respect que cela induit.
Membre du staff technique à seulement 37 ans, il est surtout beaucoup plus proche d’eux. « Il est arrivé comme un champion du monde. Les jeunes l’ont regardé comme tel et il s’est parfaitement intégré », avait d’ailleurs glissé Thierry Henry le mois dernier avant Suède - France.
Le Parisien









