Un effondrement historique. La Bourse de Paris a terminé sur un nouveau plongeon vendredi, emportée dans le tourbillon de panique mondial, le CAC 40 cédant 7,73% à 3.176,49 points, soit une perte de 266,21 points à la clôture, pour conclure la pire semaine (-22 %) depuis sa création, il y a vingt ans.
Après avoir fortement baissé ce matin, puis légèrement remonté à l'ouverture de Wall Street, la Bourse de Paris a reculé à nouveau fortement à la clôture.
Londres. L'indice vedette Footsie-100 a perdu 8,85% à 3.932,06 points, la plus forte baisse quotidienne depuis le krach d'octobre 1987.
Francfort . Le Dax a fini en baisse de 7,01% à 4.544,31 points, contre 4.887,00 points jeudi à la clôture.
Madrid. L'indice des valeurs vedettes de la Bourse de Madrid (Ibex-35) a terminé la séance de vendredi sur une baisse record historique de 9,14%, à 8.997,70 points. Les principales valeurs bancaires ont fini éreintées. Santander, la deuxième banque européenne par capitalisation, a vu son titre fondre de 11,94%, à 9,07 euros, et la deuxième banque, BBVA, a perdu 11,37%, à 9,35 euros.
Cet indice créé en 1992 n'avait jamais autant baissé au cours d'une seule séance.
Bruxelles. Le BEL 20 a, lui, terminé à - 5,24%, à 2.123,44 points. La plus forte baisse a été enregistrée par la banque flamande KBC dont l'action a perdu 15,17%, à 34,56 euros. L'action du groupe franco-belge Dexia, seule valeur en hausse, a elle progressé de 3,44%, à 6,01 euros. Suspendue depuis le début de la semaine, la cotation de Fortis, dont l'activité bancaire et d'assurance en Belgique et au Luxembourg a été rachetée dimanche par la française BNP Paribas, pourrait reprendre lundi.
Zurich. Le SMI a clôturé sur une nouvelle dégringolade de 7,79%, à 5.347,22 points, un niveau jamais vus depuis le 1er trimestre 2005.
Le massacre a continué pour les valeurs bancaires et financières.
De la récession à la dépression ?
Pour rassurer les marchés, rien n'y fait. Ni les propos du président américain George W. Bush, ni la multiplication des mesures et garanties gouvernementales en faveur du secteur bancaire, ni l'annonce mercredi de baisses de taux concertées de sept grandes banques centrales, n'ont suffi à ralentir la propagation de la crise financière et apaiser les craintes des investisseurs. La réaction des marchés «montre que le ralentissement de la croissance économique devient un motif d'inquiétude et que les investisseurs sont confrontés à une énorme inconnue, ce qui pourrait être une profonde récession», relèvent dans une note les analystes de Global Equities.
«En l'absence de signes d'amélioration des taux interbancaires et avec la chute des marchés d'actions, il faut se demander ce qui peut être fait de plus pour éviter le passage de la récession à la dépression», s'inquiète Paul Niven responsable de l'allocation d'actifs chez F&C Asset Management.
C'est dans ce contexte alarmant que s'est ouvert à 20 heures, heure française, le G7 des ministres des Finances, à Washington.
Leparisien.fr avec AFP













