A l'issue d'un sommet de crise qui a duré plus de trois heures, les 15 pays de la zone euro se sont mis d'accord dimanche sur un plan inspiré par les mesures prises en Grande-Bretagne. Ce plan commun prévoit une garantie des prêts interbancaires et un recours possible à une recapitalisation des banques, a indiqué dimanche le président français Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse.
Voici les principales mesures annoncées :
Garantir les prêts interbancaires. Pour remédier à la méfiance qui paralyse le marché interbancaire et empêche les banques de se prêter des fonds, les Etats de la zone euro vont garantir, assurer ou souscrire eux-mêmes les prêts contractés par les banques sur le marché. Les prêts concernés pourront avoir une échéance allant jusqu'à cinq ans, mais devront avoir été contractés avec le 31 décembre 2009. Les institutions bénéficiaires devront rétribuer cette garantie d'Etat.
Renforcement des fonds propres des banques par les Etats. Afin que les banques continuent de jouer leur rôle dans le financement de l'économie en prêtant aux entreprises et aux ménages, elles doivent avoir des fonds propres suffisants. Les Etats pourront renforcer le capital des banques en entrant dans leur capital. Cela devra se faire en tenant compte des prix du marché et de la notation de solvabilité des banques. Les Etats doivent parallèlement encourager l'apport de fonds privés. Les établissements qui bénéficieraient d'une telle aide pourront se voir imposer des contraintes spécifiques.
Recapitalisation des banques en difficulté. Les Etats s'engagent à «empêcher toute faillite d'institutions financières qui présenteraient un risque pour le système financier dans son ensemble» et sont prêts à recapitaliser les établissements concernés. Cela devra se faire dans le souci de protéger les intérêts du contribuable avec des plans de restructurations adaptés et en s'assurant que les actionnaires et les équipes dirigeantes des sociétés concernées assument les conséquences de ce sauvetage. Des recapitalisations ou des nationalisations partielles, sans que les dirigeants des institutions bancaires puissent en tirer avantage, a précisé Nicolas Sarkozy.
Leparisien.fr avec AFP









