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Grève à Renault Sandouville pour la visite de Sarkozy

06.10.2008, 07h58 | Mise à jour : 22h05
 

Le président Nicolas Sarkozy s'est rendu lundi matin à l'usine Renault de Sandouville (Seine-Maritime), où un millier d'emplois doivent être supprimés dans le cadre d'un plan de départs volontaires de 6000 personnes annoncé par Renault dans toute l'Europe. Après une rencontre à huis clos de plus d'une heure à Sandouville avec les représentants syndicaux du site et Carlos Ghosn : «Ce site ne fermera pas.

 
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Le président (de Renault, Carlos) Ghosn et Renault ont décidé d'y faire construire un véhicule utilitaire» en 2012, a déclaré Nicolas  Sarkozy à la presse et devant 400 cents salariés "sélectionnés".  Le président a poursuivi : «L'Etat est un des actionnaires de Renault. L'Etat travaille main dans la main avec le management de Renault. J'ai voulu voir les salariés et les syndicats pour leur expliquer cela».En marge de cette visite, près de 330 salariés se sont mis en grève.

Mardi à l'Elysée, Carlos Ghosn, PDG de Renault. s'est engagé devant le chef de l'Etat à assurer la pérennité de ses sites français, notamment celui de Sandouville où doit être construit à partir de 2012 un nouveau véhicule utilitaire. L'annonce n'a pas rassuré les salariés: quid de leur avenir d'ici là ? Déjà mis au chômage technique 44 jours depuis le début de l'année, les équipes travaillent actuellement au rythme d'une semaine sur deux. «Comment on va tenir d'ici là, interroge un salarié. On a une troisième ligne qui pourrait accueillir un petit véhicule, mais un utilitaire, c'est différent. Et puis pour les jeunes, l'avenir n'est pas vraiment rose».

Le groupe français a annoncé en septembre la suppression de 2. 00 emplois dans ses filiales de dix-neuf pays européens dont la France, essentiellement par des départs volontaires auxquels s'ajoutent encore 4 000 départs volontaires sur les sites français.

Après l'annonce de ce dernier plan, le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez avait jugé jeudi que Renault devait «assumer la reconversion» des bassins d'emploi concernés par ses mesures de «départs volontaires».

.Dans un entretien accordé aux Echos vendredi, son collègue de l'Industrie, et porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a indiqué que l'Etat conserverait ses 15% du capital du constructeur automobile, estimant que sans cette participation, «il n'aurait sans doute pas obtenu les garanties» données mardi par Carlos Ghosn à Nicolas Sarkozy.

leparisien.fr

 
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