Les pays de la zone euro sont déterminés à faire en sorte qu'aucun grand groupe financier ne dépose le bilan, afin d'éviter un risque de crise généralisé. Le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, l'a affirmé après une réunion des ministres des Finances ce lundi soir à Luxembourg : «Nous sommes nous sommes d'accord entre nous» pour assurer «qu'aucun institut financier à caractère systémique (dont l'importance a une influence sur l'ensemble du système financier) ne puisse tomber en faillite».
En revanche, la création d'un fonds européen pour aider les banques à surmonter la crise financière semble ce lundi soir caduque. Cette proposition, Silvio Berlusconi est allée la défendre encore lundi soir à Berlin. La chancelière allemande avait dit non samedi à Paris lors du sommet entre les quatre grands pays européens, elle a dit non une nouvelle fois, bien qu'elle réconnaisse le «besoin d'une approche cohérente car nous appartenons à la même zone monétaire» et qu'elle envisage «une coordination étroite».
Protéger les déposants
Ce rapprochement entre pays de l'Union européenne et plus uniquement des Etats de la zone euro, Nicolas Sarkozy, en avait donné une preuve tangible. Un texte commun : «Tous les dirigeants de l'Union Européenne déclarent que chacun d'entre eux prendra toutes les mesures nécessaires pour assurer la stabilité du système financier, que ce soit par l'injection de liquidités en provenance des banques centrales, par des mesures ciblées sur certaines banques ou par des dispositifs renforcés de protection des dépôts» : Nicolas Sarkozy, président en exercice de l'Union européenne a fait cette déclaration lundi vers 16 h 30, alors que la tempête financière s'abattait sur les places boursières mondiales.
Le président de la République s'est voulu rassurant : «Aucun déposant dans les banques de nos pays n'a subi de pertes et nous continuerons à prendre les mesures requises afin de protéger le système ainsi que les déposants. En prenant ces mesures, les dirigeants européens constatent la nécessité d'une coordination et d'une coopération étroites. » Nicolas Sarkozy a précisé qu'il avait pris l'initiative de cette proposition faite aux chefs d'Etat et de gouvernement des vingt-sept pays de l'UE, et qu'elle avait fait «l'objet d'un accord unanime». Mardi une réunion avec les 27 ministres de l'UE aura lieu à Luxembourg.
Leparisien.fr avec AFP









