A l'issue d'un entretien avec le président Nicolas Sarkozy, le Premier ministre belge Yves Leterme a annoncé que la Belgique allait prendre des initiatives pour renforcer Dexia, le groupe bancaire franco-belge spécialisé dans le financement des collectivités locales. Dexia avait été sauvée la semaine dernière de la faillite grâce à une intervention conjointe des gouvernements belge, français et luxembourgeois mais continue à pâtir des incertitudes sur son avenir, après l'annonce de la prise de contrôle par BNP Paribas du bancassureur en difficulté Fortis en Belgique et au Luxembourg.
«Sur les éléments fondamentaux du groupe Dexia, il n'y a pas vraiment de craintes à avoir, c'est un problème temporaire. Nous sommes résolus à faire face ensemble, le gouvernement belge et le gouvernement français, à ses problèmes (...). Nous croyons vraiment dans l'avenir de Dexia, dans ses possibilités, a insisté le chef du gouvernement belge. Dans les jours qui viennent, dans les heures qui viennent, il y aura des pas concrets qui seront franchis. C'est une société saine, nous allons prendre nos responsabilités».
Une source élyséenne l'a confirmé : «Nous sommes sur la même ligne, nous allons régler ensemble le problème de Dexia. Notre logique, c'est d'abord de changer le management de la banque au plus vite, ensuite d'obtenir un point précis de sa situation puis, très vite, de prendre des décisions structurelles. C'est dans cet ordre-là que l'on doit procéder», a ajouté la même source. Interrogée sur un éventuel démantèlement de la banque franco-belge, l'Elysée a répondu que «pour l'instant, il n'y a aucune raison de le penser (...)Ce sera au nouveau management de le dire.», a-t-on ajouté. Les mesures de renforcement de la banque ne devraient pas être annoncées ce lundi.
Le Premier ministre belge s'est félicité de cette prise de contrôle : «Ce groupe est en capacité maintenant de bien reprendre (...) L'approche des pays du Benelux et de la France est en fait maintenant l'exemple qui est suivi par d'autres pays. C'est l'exemple à promouvoir: renforcer la structure en capital des banques en participant comme Etat et en prenant des engagements. C'est la meilleure voie pour renforcer la capacité de résister à la crise financière et économique.»
Leparisien.fr avec AFP









