«Après un déménagement, j’ai dû aller en justice pour obtenir de Gaz de France un abonnement au tarif réglementé. » « J’ai reçu en décembre une facture de GDF de 202,75 € alors que je n’aurais dû payer que 43,34 €. » Le nombre d’abonnés au gaz, victimes de surfacturation, de prélèvements intempestifs, de démarches abusives, voire de vente forcée, ne cessent de se multiplier.
Conséquence : « Non seulement il a fallu séparer les systèmes informatiques des deux entreprises, mais, au sein de chacune d’entre elles, il a fallu aussi distinguer les rôles de fournisseur et de distributeur, constate Michel Astruc. La mise en place des nouveaux systèmes a entraîné des bogues informatiques qu’on commence tout juste à réparer. » Enfin, la suppression des numéros d’appel locaux et l’afflux de plaintes auprès du service clientèle ont fini d’engorger le circuit.
Recours aux sous-traitants
Mais il n’y a pas que ça. GDF est désormais un concurrent direct d’EDF et pousse donc pour distribuer, lui, aussi, de l’électricité. Le groupe a mis en place une grosse force de frappe commerciale. En interne mais aussi en ayant recours à des sous-traitants. Le problème, c’est que ces commerciaux, soumis au régime de la prime aux résultats, sont trop souvent peu regardants sur les méthodes : mensonge par omission, opacité de l’information, confusion volontairement entretenue entre les tarifs régulés et ceux du marché… « Sur 200 000 clients gagnés en électricité, nous déplorons quelques centaines de cas de ventes forcées », avoue-t-on chez GDF, qui risque de se faire épingler par les services de la répression des fraudes.
Le Parisien










