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CARBURANT.

Nouvelle polémique sur les prix à la pompe

Les associations de consommateurs accusent les pétroliers de ne pas répercuter la baisse du brut dans les stations-service. «Faux ! » répondent les compagnies. Selon elles, si le baril reste autour de 80 $, les prix de l’essence vont continuer à diminuer.

Marc Lomazzi | 14.10.2008, 07h00
 

Les automobilistes profitent-il vraiment à la pompe de la chute des cours du pétrole ? Même si à l’ouverture hier des Bourses de Londres et de New York, les cours du brut ont rebondi, repassant la barre des 80 $ le baril, l’or noir reste très loin du record pulvérisé le 11 juillet à plus de 147 $ : une chute de 45 % dont les automobilistes ont le sentiment de ne pas avoir vu la couleur.

 
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En clair, les pétroliers sont à nouveau soupçonnés de répercuter les hausses et de tarder à répercuter les baisses. Un soupçon relayé hier par CLCV (Consommation, logement et cadre de vie). « Alors que le cours du baril affichait 68 € en moyenne en septembre, soit un niveau équivalent à celui de mars 2008, les données de l’Ufip (Union des industries pétrolières) montrent que les prix des carburants étaient de 3 à 4 centimes plus élevés en septembre qu’en mars, dénonce l’association de défense des consommateurs. Il est urgent que la baisse du pétrole soit répercutée à sa juste proportion. »

« Obligés d’importer »

Réponse de Jean-Louis Schilansky, le président de l’Ufip : « Nous avons toujours dit qu’il faut dix à quinze jours pour répercuter les baisses. Or, au 10 octobre, l’essence a baissé de 4 centimes et le gazole de 5 centimes. C’est la preuve que le marché fait son oeuvre. »

Autre front ouvert par les associations de consommateurs, l’UFC-Que choisir devrait accuser, ce matin même, les pétroliers d’avoir ces derniers mois « fait monter les prix », en particulier du diesel, par un « rationnement des capacités de raffinage ». Faux, rétorque l’Ufip. « Nos raffineries tournent au maximum mais elles ne peuvent pas faire face à la demande galopante de gazole en France, explique Jean-Louis Schilansky. Nous sommes obligés d’en importer et la forte tension enregistrée cet été sur le gazole explique la montée des prix. » Quoi qu’il en soit, les automobilistes vont peut-être avoir une bonne surprise. Si le brut reste aux alentours de 80 $ le baril, les prix à la pompe devraient encore reculer de quelques centimes cette semaine.

Le Parisien

 
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