Les automobilistes profitent-il vraiment à la pompe de la chute des cours du pétrole ? Même si à l’ouverture hier des Bourses de Londres et de New York, les cours du brut ont rebondi, repassant la barre des 80 $ le baril, l’or noir reste très loin du record pulvérisé le 11 juillet à plus de 147 $ : une chute de 45 % dont les automobilistes ont le sentiment de ne pas avoir vu la couleur.
« Obligés d’importer »
Réponse de Jean-Louis Schilansky, le président de l’Ufip : « Nous avons toujours dit qu’il faut dix à quinze jours pour répercuter les baisses. Or, au 10 octobre, l’essence a baissé de 4 centimes et le gazole de 5 centimes. C’est la preuve que le marché fait son oeuvre. »
Autre front ouvert par les associations de consommateurs, l’UFC-Que choisir devrait accuser, ce matin même, les pétroliers d’avoir ces derniers mois « fait monter les prix », en particulier du diesel, par un « rationnement des capacités de raffinage ». Faux, rétorque l’Ufip. « Nos raffineries tournent au maximum mais elles ne peuvent pas faire face à la demande galopante de gazole en France, explique Jean-Louis Schilansky. Nous sommes obligés d’en importer et la forte tension enregistrée cet été sur le gazole explique la montée des prix. » Quoi qu’il en soit, les automobilistes vont peut-être avoir une bonne surprise. Si le brut reste aux alentours de 80 $ le baril, les prix à la pompe devraient encore reculer de quelques centimes cette semaine.
Le Parisien











