Toute l'actualité S'abonner : Web | Journal | mobile PDF RSS
 
Presse regionale
 
 
 
 

Salaire des patrons : le Medef veut mettre fin aux abus

06.10.2008, 13h21 | Mise à jour : 13h27
 

La patronne des patrons, Laurence Parisot, ne veut plus de parachutes dorés pour les chefs d'entreprises qui échouent. Lors d'une conférence de presse qui s'est tenue ce matin, la présidente du Medef a fait une série de propositions sur les rémunérations des dirigeants. Celles ci recommandent tout particulièrement la fin des «parachutes dorés» lorsque l'entreprise est en situation d'échec.


«La France va disposer en matière de gouvernance d'entreprise du code le plus éthique qu'on puisse trouver aujourd'hui dans le monde occidental», s'est félicitée  Laurence Parisot.

Ce code, élaboré avec l'Association française des entreprises privées (Afep), propose notamment d'encadrer les «parachutes dorés»: «nous n'acceptons plus que des dirigeants en situation d'échec ou dont l'entreprise est en situation d'échec puissent recevoir une indemnité de départ», a dit Laurence Parisot.

«Une indemnité de départ n'est envisageable que si la performance (de l'entreprise) est satisfaisante», a renchéri Jean-Martin Folz, le président de l'Afep. «On maintient cette possibilité en cas de départ contraint du dirigeant par un changement de contrôle ou de stratégie» d'une entreprise, a-t-il ajouté, précisant que l'indemnité ne pouvait dans ce cas excéder «deux ans de rémunération».

Le nouveau code Medef-Afep veut par ailleurs mettre un terme au contrat de travail pour un mandataire social (dirigeant non salarié). Le niveau élevé de leur rémunération se justifie par la prise de risque, selon le Medef. «De là à bénéficier en plus de toutes les protections qu'offre le contrat de travail, il y a un pas qui a trop souvent été franchi», a estimé Laurence Parisot.

Le patronat souhaite aussi renforcer l'encadrement des régimes de retraite supplémentaires.

Il veut également encadrer de manière plus stricte les «stock options». Leur distribution sera ainsi soumise à des conditions de performance et elles devront bénéficier à l'ensemble des salariés, ou lorsque ce n'est pas le cas, être compensées par un autre dispositif comme l'intéressement.

Le président de la République Nicolas Sarkozy avait demandé aux organisations patronales de lui présenter avant le Conseil des ministres de mardi leurs propositions pour encadrer les rémunérations des chefs d'entreprise.

«C'est un travail libre de toute pression que nous avons pensé, qu'elle soit politique ou médiatique», s'est défendue Laurence Parisot, rappelant qu'elle avait demandé au comité éthique du Medef au printemps dernier de lui faire ses propositions à la rentrée.

Laurence Parisot a par ailleurs jugé que c'était «une erreur de penser que les rémunérations des dirigeants sont au coeur de la très grave crise que nous connaissons aujourd'hui».

Leparisien.fr avec AFP

 
Tous les articles de la rubrique
 
 
Dépêches
Choisir un autre fil info :
 
Sites du Groupe Amaury