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Crise financière

Tous les yeux se tournent vers le G7

10.10.2008, 17h30 | Mise à jour : 22h55
 

La réunion du G7 s'est ouverte ce vendredi à Washington. Les ministres des Finances du Groupe des sept pays (*) les plus industrialisés (G7), incapables jusqu'ici de s'entendre sur une solution commune pour aider leurs banques, sauront-ils présenter un front commun face à la crise financière ? La question est d'autant plus pressante que les bourses ont dégringolé de plus belle ce vendredi.

 Les grands argentiers devraient poser vendredi des principes communs d'action face à la crise, sans aller jusqu'à avancer un plan unique pour «tous les pays», au risque de laisser sur leur faim des marchés traumatisés.
Prévue de longue date dans le cadre des assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, cette réunion qui débute à 20 heures (heure française) est maintenant l'objet de toutes les attentions, les Bourses mondiales connaissant une nouvelle journée noire.  Le sommet de Washington sera l'occasion ou jamais d'afficher une unité dans les réponses à la crise, alors que jusqu'à présent les initiatives ont surtout été prises en ordre dispersé. 

Dans les coulisses du sommet

L'Allemagne, qui avait exclu un plan de sauvetage commun à la zone euro, comparable au plan américain, pourrait réviser son jugement . «C'est le devoir du gouvernement allemand d'être préparé et d'étudier toutes les options imaginables, pour protéger les citoyennes et les citoyens et l'économie de dommages», a dit Ulrich Wilhelm, porte-parole du gouvernement de la chancelière Angela Merkel.


«Nous avons besoin de règles mondiales pour les marchés, a indiqué avant le sommet, Peer Steinbrück, le grand argentier allemand pour qui il faut «arrêter de prendre des solutions au cas par cas» dans la gestion de la crise financière mondiale. la mise en place d'une instance internationale de contrôle des marchés financiers dotée «d'un pouvoir d'intervention». Cette tâche pourrait , selon lui, être dévolue au Fonds monétaire international, qui devra, pour ce faire, être considérablement restructuré.

Pour  la ministre française de l'Economie  Christine Lagarde, «chacun de nos marchés est différent en termes de taille, de réglementation, en termes d'acteurs, donc il ne faut pas imaginer qu'on aura une réponse harmonisée qui sera la même pour tout le monde. (...)  Ce qui me paraît très important, c'est à la fois une démonstration d'unité et des propositions coordonnées.»

Les gouvernements prêts à intervenir

Selon le ministre britannique des Finances, Alistair Darling, la situation s'améliorera «quand les gens réaliseront que l'ensemble des crédits interbancaires, qui atteignent un montant astronomique, est soutenu par les banques centrales et les gouvernements dans le monde entier».  Interrogé sur la radio américaine NPR, il a souligné que «dans un cas comme celui-ci, on peut constater que les marchés mondiaux ne peuvent résoudre le problème par eux-mêmes et que les gouvernements doivent être prêts à intervenir pour le compte de ceux qui les ont élus».

Outre les mesures de soutien immédiat au système financier, le G7 devra également engager la réflexion sur la refondation de ce système après sa pire crise depuis celle de 1929. 

Par ailleurs, un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Eurogroupe se tiendra dimanche à Paris, à la demande du chef du gouvernement espagnol, Luis Rodriguez Zapatero.

(*) L'Allemagne, le Canada, les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie et le Japon.

Leparisien.fr avec AFP

 
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