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MONTGERON.

Démarchés à la sortie du lycée pour acheter de l’alcool

Des prospectus proposant des livraisons d’alcool à domicile ont été distribués aux lycéens, devant l’établissement. Le maire a porté plainte.

Céline Carez | 14.10.2008, 07h00
 

LE TRACT publicitaire est « cool », racoleur, son contenu douteux… Et il a mis le feu aux poudres. Hier, Gérald Hérault, maire PS de Montgeron, a saisi le procureur de la République. Au coeur de la polémique, l’alcool et les lycéens.

Vendredi dernier, le maire et vice-président du conseil général, alerté par un parent d’élève, découvre avec stupeur les agissements d’une société qui opère dans sa commune.

Cette entreprise a distribué un tract la semaine dernière à la sortie du lycée de Montgeron. Sur le papier, un nom et deux numéros de portable. Et une proposition : la « livraison à domicile d’alcool de 22 heures à 6 heures du matin, en trente minutes, à partir de 18 € ». « C’est inadmissible qu’on fasse de la publicité pour de l’alcool près d’un lycée. J’attends la réaction du procureur », a indiqué le maire.

Fabrice Cartier, parent d’élève et représentant FCPE, ne mâche pas ses mots : « Distribuer de la pub pour que des mineurs aient un accès facile à l’alcool, c’est choquant. A cet âge, ils sont vulnérables. Ils sont tentés par des expériences diverses et variées. Et c’est facile de commander, nos enfants ont tous un portable. Ce qui me paraît grave, c’est que cette cité scolaire de 3 000 élèves n’a pas seulement des lycéens, mais également des collégiens. »

Une première, ce tract ? « J’ai entendu parler aussi d’une pizzeria dont on retrouve les prospectus au lycée. Elle propose également des livraisons d’alcool, explique Michel, professeur d’arts plastiques. Bien sûr, je trouve ça choquant. Même si les ivresses sont rares au lycée. Mon dernier élève bourré remonte à une vingtaine d’années. Le maire a raison de porter plainte. Ces sociétés contournent la loi. »

Fabrice Cartier va plus loin. « Cette société peut-elle proposer autre chose à nos enfants ? » Sur leur flyer, rien d’officiel. Pas d’inscription au registre du commerce, pas d’adresse. « Mais qui sont ces gens ? » se demande le représentant des parents d’élèves.

Le Parisien

 
 
 

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