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VAL D’ORGE.

L’invasion de moustiques fait craquer les habitants

Impossible de mettre le nez dehors sans se faire attaquer par des nuées de moustiques. Pour enrayer le phénomène, le parc du Perray est en train d’être asséché.

Florian Loisy | 29.08.2008, 07h00
 

LE JEU à la mode dans le Val-d’Orge consiste à exhiber et compter le nombre de boutons sur les bras et les jambes de chacun. Hier encore, comme depuis des semaines, des nuées de moustiques empêchaient les habitants de Saint-Michel, Sainte-Geneviève, Longpont, voire jusqu’à Montlhéry, de sortir de chez eux sans passer par la case piqûre.



« Il faut surtout éviter l’ombre et rester en plein soleil, insiste Stéphane, qui loge dans un coquet pavillon près du parc de l’Orge. Enfin ça, c’est seulement possible quand il fait beau… » Et justement ce sont les conditions météorologiques qui expliquent en partie cette prolifération d’insectes pour les habitants de la vallée de l’Orge. « Les moustiques se reproduisent dans la moindre poche d’eau et avec les intempéries de l’été, les flaques n’ont jamais vraiment séché, commente Anne Rietch, la directrice générale du Syndicat intercommunal de la vallée de l’Orge aval (Sivoa). Les larves ont donc pu proliférer. »

En réponse aux plaintes des habitants de Sainte-Geneviève, le syndicat de l’Orge s’est démené mercredi afin d’assécher les marécages de la prairie du Perray. Cela ne suffira probablement pas à endiguer l’invasion. Car les moustiques déjà nés ne sont pas inquiétés. Ils vivront en moyenne trois semaines, en pouvant se reproduire (les larves se transforment en moustiques en quinze jours) dans la moindre étendue d’eau dès que la pluie refera son apparition.

« La baisse de la température fera son oeuvre »

« La baisse de la température fera son oeuvre, indique-t-on au Sivoa. Là, il est trop tard pour traiter la zone avec des bactéries biologiques (NDLR : bacille de thurangus) . »

De plus, la préfecture qui ne redoute pas d’épidémie n’a pas souhaité prendre d’arrêté dans ce sens. « Techniquement, on aurait dû traiter la zone en avril ou mai, avance Olivier Leonhardt, le maire de Sainte-Geneviève et président de la communauté d’agglomération. Maintenant, il faut surtout réfléchir pour que cela ne se reproduise pas l’été prochain, en travaillant notamment sur le comportement des habitants. » L’objectif : éviter que des bâches posées sur des piscines abandonnées quelques jours ou des gouttières mal nettoyées ne soient à nouveau transformées en nid à moustiques.

En attendant, pendant que les habitants de la vallée de l’Orge se grattent, les vendeurs de bombes antimoustiques eux, se frottent les mains…

Le Parisien

 
 
 

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