«C'est mon épouse qui y a été pour une raison très simple. C'est moi qui lui ai demandé» a affirmé Nicolas Sarkozy, interrogé lundi sur l'implication de Carla Bruni-Sarkozy dans l'affaire Marina Petrella. C'est elle qui a appris mercredi à l'ancienne brigadiste qu'elle ne serait pas extradée vers l'Italie. Le chef de l'Etat a souligné que «cette visite a eu lieu dans la plus grande discrétion».
«Je lui ai demandé parce que Mme Petrella était en danger de mort», a-t-il ajouté, précisant avoir reçu «à plusieurs reprises son médecin». L'ancienne dirigeante de la colonne romaine des Brigades rouges, âgée de 54 ans, est hospitalisée depuis fin juillet à l'hôpital Sainte-Anne à Paris. «Il fallait que cette grève de la faim, cette grève de la soif, s'interrompe, c'est ce qu'elle a fait», a fait valoir Nicolas Sarkozy. «Il existe une clause humanitaire, cette clause humanitaire je l'ai fait jouer».
Condamnée en Italie pour complicité d'assassinat d'un comissaire en 1981, Marina Petrella a refait sa vie en France où elle vivait depuis 1993.
Les Italiens «ont été informés par mes soins, je suis resté en contact avec eux et je ne pense pas qu'il y ait d'incompréhension, a déclaré Nicolas Sarkozy. Il n'y a jamais d'incompréhension quand on prend une décision humanitaire.»
L'intervention de Valeria Bruni-Tedeschi
Dans la matinée de lundi, la comédienne Valeria Bruni-Tedeschi, soeur de Carla Bruni-Sarkozy, a indiqué être intervenue en faveur de Marina Petrella auprès du président de la République qui aurait aussi «rencontré à plusieurs reprises» les médecins et l'avocate.
La comédienne a expliqué sur Europe 1 être allée voir d'abord Marina Petrella en prison, pour pouvoir fournir «un témoignage personnel et très direct», et avoir donné son avis à sa soeur qui «a donné son avis à son mari». «Je pensais juste que c'était une chose terrible qu'elle meure», a-t-elle dit.
Valeria Bruni-Tedeschi a ajouté en avoir parlé directement aussi avec le président, qui, selon elle, «a absolument écouté». «Ensuite, il a rencontré, je pense à plusieurs reprises, les médecins, l'avocate, il a étudié le dossier», a-t-elle indiqué.
Valeria Bruni-Tedeschi et sa soeur ont elles-mêmes appris mercredi à Marina Petrella qu'elle ne serait pas extradée vers l'Italie. La décision a été confirmée dimanche par l'Elysée au nom de l'état de santé, très dégradé, de l'ancienne dirigeante de la colonne romaine des Brigades rouges.
Leparisien.fr avec AFP










