Grosse frayeur dans les airs dimanche. L’avion qui ramenait le Premier ministre et son entourage d’Angers (Maine-et-Loire) a évité de justesse un aéronef. Le pilote du Falcon 900 qui transportait François Fillon a engagé, vers 17 h 50, une manoeuvre d’évitement d’urgence alors qu’un avion de tourisme venait de couper sa trajectoire au-dessus de Toussus-le-Noble (Yvelines) à 400 m d’altitude.
Une enquête ouverte
Selon les premiers éléments de l’enquête confiée à la gendarmerie des transports aériens et à la gendarmerie de l’air, le Cessna 172 a coupé la trajectoire de l’avion ministériel, sans s’apercevoir du danger. « Les deux avions se sont retrouvés à 60 m l’un de l’autre, c’est vraiment très proche, confie-t-on. Le pilote du Cessna naviguait à vue dans une zone où il est interdit de le faire. Il semblait complètement perdu. » Quelques minutes plus tard, l’avion de François Fillon a atteri sur l’aéroport militaire de Vélizy-Villacoublay (Yvelines), tandis que le pilote imprudent posait son appareil, en compagnie de ses trois passagers, sur l’aérodrome de Pontoise (Val-d’Oise), où il est basé.
« Le pire a été évité, puisque le pilote de l’avion de tourisme ne pouvait pas être contacté par radio. Elle n’était pas branchée, ajoute une autre source. Il s’est également retrouvé dans une zone de classe A, dans laquelle il ne pouvait pas se trouver sans plan de vol. D’ailleurs, juste avant l’avion de François Fillon, il a coupé la trajectoire d’un appareil commercial d’Air France. »
Ingénieur commercial, Xavier Thiry, 37 ans, a pu regagner son domicile des Yvelines sans être inquiété. « Au regard des infractions commises au Code de l’aviation civile, il aurait pu être interpellé dès sa descente d’avion, confie un fonctionnaire du bureau de la police aéronautique. Il va désormais faire l’objet d’une procédure pénale engagée par le parquet de Versailles et d’une action administrative menée par la Direction générale de l’aviation civile. »
Le Parisien












