«RÈGLEMENT DE COMPTES. » L’expression était hier dans toutes les bouches des riverains de l’avenue Victor-Hugo à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne) pour décrire le drame qui s’était noué la veille au soir.
Vendredi, vers 23 h 25, un livreur de la pizzeria Andiamo a été abattu en pleine rue de trois balles dans la tête, dont une dans la bouche, devant l’établissement situé au n o 83.
« Momo ne parlait pas beaucoup de sa vie privée »
« Dans le voisinage, nous sommes tous très choqués. C’est un quartier calme où nous ne rencontrons pas de grandes difficultés », poursuit l’habitant. La pizzeria est, en effet, située le long de la N 186 à quelques encablures de Créteil (Val-de-Marne) dans une zone essentiellement pavillonnaire. L’identité de la victime n’est pas encore connue mais tout le monde surnommait le livreur « Momo ». D’après des témoins, quelques minutes avant « l’exécution », Momo a reçu un coup de téléphone sur son portable. Il est sorti de la pizzeria pour entamer sa conversation lorsqu’un autre homme est arrivé à sa hauteur pour lui tirer plusieurs balles dans la tête « puis repartir comme si de rien n’était, à pied ».
« Momo ne parlait pas beaucoup de sa vie privée. Nous savions juste qu’il avait quelques problèmes avec des proches. Il avait été marié mais avait divorcé il y a un an. Sans enfant, il était avec quelqu’un depuis peu et nous disait qu’il voulait tourner la page et commencer une autre vie, loin des galères », précise une connaissance. Les gérants de la pizzeria choisyenne avaient l’habitude d’offrir du travail « à ceux qui en avaient vraiment besoin. Cela faisait un peu jaser. Certains voisins disaient qu’ils employaient de la racaille, des sans-abri… Mais jamais nous n’avons eu le moindre souci avec eux. Les gens qu’ils embauchaient étaient motivés et avaient envie de s’en sortir », témoigne un commerçant, jouxtant la pizzeria.
C’était manifestement le profil de Momo, qui était venu frapper directement à la porte de la pizzeria pour décrocher un poste. La brigade criminelle de la police judiciaire parisienne a été chargée de l’enquête.
Le Parisien








