lundi 21 avril 2008, 21h00 | leparisien.fr
Lancés la semaine dernière, les mouvements sociaux concernent les sites de Grigny (Essonne) et Dunkerque.
Une grève, entamée jeudi pour des revendications salariales, se poursuivait lundi dans les usines Coca-Cola de Dunkerque (Nord) et de Grigny (Essone) perturbant la production locale, a-t-on appris de sources syndicales et auprès de la direction.
La production du site de Dunkerque, qui emploie environ 300 salariés, est stoppée depuis jeudi, a indiqué à l'AFP Fabrice Vangreuenynghe, délégué CGT, selon qui: «le mouvement prend de l'ampleur».
Les grévistes, mobilisés à l'appel d'une intersyndicale FO-CFDT-CFTC-CGT, demandent «6% d'augmentation générale et une prime de 80 euros de salaire, correspondant à une différence de salaire entre Paris et la province.
Marseille l'a eue, nous la voulons !», a déclaré M. Vangreuenynghe.
Une rencontre entre grévistes et direction était prévue dans l'après-midi de lundi.
Les salariés de l'usine des Pennes-Mirabeau (Bouches-du-Rhône) ont repris le travail le 4 avril après cinq jours de grève. Selon la CGT, la direction a consenti une augmentation de 80 euros bruts sur le salaire mensuel de base pour ouvriers, employés, techniciens et agents de maîtrise, qui peuvent être assimilés à du net.
La direction de Coca-Cola a indiqué lundi que les 80 euros obtenus à Marseille correspondaient à un «rattrapage» du fait de l'augmentation des prix, principalement de l'immobilier dû au TGV Sud-Est.
A l'usine de Grigny, qui emploie 232 salariés et produit des bouteilles, la direction comptait 30 à 40% de grévistes qui demandent également des hausses salariales, à l'appel de la CGT, la CFDT et FO, et empêchent notamment la sortie de camions.
Le mouvement affecte localement la production mais cela représente un «impact très limité» au niveau national, a assuré la direction, qui rappelle que Coca-Cola dispose de 16 usines dans 4 pays européens (France, Pays-Bas, Belgique, Grande-Bretagne).
Par ailleurs, la fédération générale CFDT de l'agroalimentaire (FGA) a déploré dans un communiqué avoir été «écartée» ainsi que «d'autres syndicats» de la négociation début avril à Marseille alors qu'«ils étaient représentés sur le site».
L'union locale de la CGT de Pennes-Mirabeau, a rappelé avoir été le seul syndicat à avoir alors appelé à la grève. «La CFDT n'a pas voulu nous rejoindre et par conséquent n'a pas participé au protocole de sortie de grève», a déclaré à l'AFP Dominique Ciavaldini, secrétaire CGT du comité central d'entreprise.
Il a souligné que la grève à l'usine de Pennes-Mirabeau s'était «inscrite dans une négociation locale avec l'objectif de réduire l'écart de salaire de 17% existant entre Paris et la province».
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