mardi 22 avril 2008, 18h14 | AFP
Les pays consommateurs craignent la récession que pourrait entraîner l'envolée historique des prix du brut.
Les pays consommateurs de pétrole craignent que l'envolée historique des prix du brut n'entraîne une récession, malgré quelques gestes de bonne volonté manifestés par les pays de l'Opep mardi au cours d'une conférence à Rome.
«Il y a beaucoup d'anxiété face aux prix» du pétrole «ridiculement élevés», a déclaré mardi le numéro deux de l'Agence internationale de l'Energie (AIE), William Ramsey, appelant les consommateurs à «élever la voix», en marge du Forum international de l'Energie dans la capitale italienne.
Le directeur général de l'AIE, Nobuo Tanaka, a pour sa part jugé «possible» que la hausse du cours du baril de brut, qui s'approche dangereusement des 120 dollars, provoque une récession mondiale, tandis que l'économie est déjà frappée de plein fouet par la crise des subprime.
L'AIE, qui regroupe les principaux pays industrialisés, veut que les pays producteurs investissent davantage dans leurs capacités de production pour doper l'offre potentielle de brut à long terme.
Mais l'Opep lui a rétorqué qu'elle faisait déjà beaucoup. Son secrétaire général Abdallah el-Badri a rappelé mardi qu'elle comptait augmenter sa capacité de production de 5 millions de barils par jour (mbj) d'ici à 2012 et de 9 millions d'ici à 2020 à travers 120 projets d'investissement pour un montant total de 150 à 160 milliards de dollars.
L'Arabie saoudite, premier producteur mondial, compte porter sa capacité de production dès l'an prochain à 12,5 mbj, contre 9 mbj actuellement, a également répété le ministre saoudien du Pétrole et chef de file de l'Opep, Ali al-Nouaïmi, mardi à Rome.
L'AIE juge que ce plan, déjà largement connu, est insuffisant pour répondre à la demande de long terme, à horizon 2030. L'Opep produit actuellement environ 32 millions de barils de brut par jour.
Les pays industrialisés considèrent que ce niveau de production est actuellement adapté, mais que l'Opep n'a pas de marges suffisantes pour faire face à de brusques variations de la demande. Le problème réside dans la marge dont disposent les producteurs de l'Opep pour ajuster à la hausse leur offre en cas de besoin, évaluée à entre 2 et 3 millions de barils par jour, estime-t-elle.
AIE et Opep s'accordent cependant pour dire que la faiblesse du dollar et la spéculation sur les matières premières nourrissent la flambée actuelle. Le prix du pétrole dépassait allègrement les 118 dollars le baril mardi sur le marché de New York.
Le numéro deux de l'AIE a reconnu que producteurs et consommateurs n'avaient «pas identifié beaucoup d'options» pour calmer les prix.
Ali al-Nouaïmi a tenté de rassurer. «J'ai observé un niveau sans précédent d'incertitude, de doute, et même de peur dans les discussions sur l'avenir de l'énergie et son impact sur les perspectives économiques mondiales», a-t-il relevé.
«Ce n'est pas le moment de paniquer», a-t-il ajouté, en assurant que le monde «n'est pas sur le point de manquer de pétrole».
Le directeur général de l'AIE s'est contenté mardi d'appeler les pays consommateurs à faire des économies d'énergie ou à utiliser d'autres sources d'énergie que le pétrole, comme le nucléaire.
La Commission européenne veut, elle, renforcer la capacité de l'UE à répondre à une éventuelle crise d'approvisionnement via une gestion plus efficace de ses réserves d'urgence d'«or noir».
Afp | 22.04.08 à 18h04

Afp | 22.04.08 à 16h45

Afp | 22.04.08 à 14h37
Afp | 22.04.08 à 13h53
leparisien.fr | 22.04.08 à 09h45
leparisien.fr | 22.04.08 à 08h26

Afp | 21.04.08 à 22h44
leparisien.fr | 21.04.08 à 21h00

Afp | 21.04.08 à 19h02
Afp | 21.04.08 à 18h58

Afp | 21.04.08 à 18h15
Afp | 21.04.08 à 17h17
Afp | 21.04.08 à 16h41

Afp | 21.04.08 à 16h18


Afp | 21.04.08 à 15h50
leparisien.fr | 21.04.08 à 12h56
leparisien.fr | 21.04.08 à 10h24

Faits divers | Le Parisien | 22-04-2008
Sports | Le Parisien | 22-04-2008