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Banderole injurieuse au Stade de France: trois gardes à vue

jeudi 10 avril 2008, 9h54 | AFP

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Trois personnes ont été placées en garde à vue jeudi matin, dans le cadre de l'enquête sur la banderole injurieuse déployée au Stade de France lors de la finale de la Coupe de la Ligue de football Paris SG-Lens, a-t-on appris de source proche de l'enquête.

Selon cette source, il s'agit de supporteurs soupçonnés d'avoir confectionné la banderole et, pour certains d'entre eux, d'avoir facilité son introduction au Stade de France.

Quatre personnes au total ont été arrêtées jeudi matin par les policiers de la brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne et trois d'entre elles placées en garde à vue dans leurs locaux, a précisé la source.

La quatrième personne a été relâchée.

Trois supporteurs du PSG avaient été mis en examen par un juge du tribunal de grande instance de Bobigny (Seine-Saint-Denis) vendredi dernier pour «provocation à la haine ou à la violence lors d'une manifestation sportive» et placés sous contrôle judiciaire.

Ils s'étaient également vu prescrire une «interdiction de fréquenter les stades» durant leur contrôle judiciaire et ont aussi l'interdiction de rencontrer les autres supporteurs, avait indiqué une source judiciaire.

L'un avait reconnu avoir participé au transport et au montage de la banderole (11 morceaux de 5 mètres ont été retrouvés au total dans la tribune sud), et les deux autres avoir participé ou assisté à la confection puis au transport de la banderole.

Le parquet de Bobigny avait ajouté supposer qu'il y ait eu au moins onze porteurs.

Le plus âgé des mis en examen, 28 ans, avait affirmé être «membre du bureau des Boulogne Boys», la plus grosse association de supporteurs du PSG. Les deux plus jeunes, âgés de 20 ans, avaient assuré être des «Indépendants», ces supporteurs non-encartés souvent considérés par la police comme les plus violents et les plus incontrôlables.

Le procureur de Bobigny, François Molins, avait ouvert il y a une semaine une information judiciaire pour «provocation à la haine ou à la violence lors d'une manifestation sportive» contre ces trois suspects et «contre tous les autres» susceptibles d'être impliqués.

«D'autres acteurs restent à identifier», avait indiqué vendredi dernier M. Molins lors d'une conférence de presse.

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