dimanche 13 avril 2008, 18h15 | AFP
C'est ce que le haut commissaire colombien à la paix a affirmé dans un journal de son pays.
L'otage franco-colombienne aux mains des Farc Ingrid Betancourt n'est pas en danger de mort imminent en dépit de problèmes de santé sérieux, a affirmé le haut commissaire colombien pour la paix Luis Carlos Restrepo dans un entretien publié par le journal "El Tiempo" dimanche.
«Au sein du gouvernement, nous avons évalué toutes les informations qui nous sont parvenues et que nous avons partagées avec la France, elles sont les suivantes : Ingrid est atteinte de maladies chroniques, mais elle n'est pas confrontée au risque imminent de mort», a déclaré M. Restrepo selon ses propos rapportés par le quotidien "El Tiempo".
Le haut commissaire pour la paix a précisé que «tout semblait indiquer qu'elle (Ingrid Betancourt) est atteinte d'un problème gastro-intestinal chronique et présente aussi des signes de dénutrition», suggérant selon lui «un possible paludisme, sans doute du stress et une dépression».
«Nous avons en outre su par de nombreuses voies que son tempérament est fort, que ses querelles avec ses geôliers, ont parfois rendu les choses difficiles. C'est une situation difficile pour elle et les autres otages, mais il n'y a aucun risque imminent de mort comme le disaient les rumeurs de ces derniers jours», a-t-il insisté.
M. Restrepo n'a toutefois pas précisé quelle était l'origine de ses informations lesquelles, a-t-il ajouté, sont partagées avec les gouvernements de France, d'Espagne et de Suisse, médiateurs dans ce dossier, via un «canal de communication directe» qu'il s'est refusé à révéler.
Cette semaine, la mère de l'otage Yolanda Pulecio, interrogée à Bogota par la chaîne de télévision France 3 sur ces rumeurs alarmistes - qui ont motivé, selon Paris, l'envoi d'une mission humanitaire rejetée officiellement mardi par les Farc - avait estimé qu'«Ingrid n'est pas dans un état si grave».
Les Farc, en lutte contre les autorités colombiennes depuis 1964, détiennent depuis février 2002 Ingrid Betancourt, parmi les 39 otages dit «politiques», dont les trois Américains, que la guérilla entend échanger contre 500 guérilleros emprisonnés.
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