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Coups de feu dans une mosquée à Nîmes: trois hommes mis en examen

mardi 19 février 2008, 20h03 | AFP

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Trois hommes en garde à vue depuis dimanche à Nîmes après qu'un homme eut été blessé par balle lors d'une altercation dans une mosquée de la ville, ont été mis en examen mardi et laissés en liberté sous contrôle judiciaire.

L'auteur des deux coups de feu a été mis en examen pour «violences avec arme» et «port illégal d'arme de 1ère catégorie», un pistolet automatique, a-t-on appris de source judiciaire. Deux autres hommes, du clan adverse, ont été mis en examen pour «violences en réunion».



Dimanche, une altercation a éclaté entre les trois hommes à la mosquée Al Rahma dans le quartier du Chemin bas d'Avignon. L'auteur des coups de feu a blessé un homme qui a été hospitalisé. La mosquée a été fermée pour un temps indéterminé.

Selon un membre de la communauté musulmane de Nîmes qui a souhaité garder l'anonymat, l'altercation a impliqué des représentants de deux clans qui s'opposent sur la gestion de la mosquée.

Le différend dure depuis de nombreuses années, selon la préfecture du Gard.

Un des deux clans soutient l'imam Driss Saoudi, le président de l'association cultuelle et culturelle qui a la responsabilité de la mosquée. Le camp adverse s'est constitué autour d'un groupe de personnes qui ont été exclues de l'association.

«Les deux parties s'accusent mutuellement d'infractions et de délits», dit-on à la préfecture. L'imam ayant été élu, puis réélu président de l'association qui gère la mosquée, tire de ces scrutins sa légitimité, indique-t-on à la préfecture.

La querelle avait pris un tour violent en janvier. Une rixe à l'extérieur de la mosquée, qui avait fait un blessé, avait conduit le procureur de Nîmes à ouvrir une information judiciaire. Le préfet du Gard, Dominique Bellion, avait alors proposé aux deux parties de se retrouver sous son égide pour discuter. En vain.

Après cette nouvelle altercation, le préfet a réitéré sa proposition de se réunir autour d'une table, lui-même jouant le rôle de «facilitateur». La mosquée a été fermée «mais ne pourra pas rester fermée indéfiniment», dit-on à la préfecture.

L'auteur des coups de feu a expliqué son geste par sa «volonté de se défendre» alors qu'il se «sentait agressé». Il s'était muni de son pistolet pour se rendre à la mosquée en raison du «climat» qui y règne, selon ses explications.

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