mercredi 27 février 2008, 21h46 | leparisien.fr
Le président tchadien s'est dit prêt à ce que la lumière soit faite sur le sort des opposants disparus.
Le président tchadien Idriss Deby Itno a annoncé mercredi à l'issue d'un entretien avec son homologue français Nicolas Sarkozy, en visite à N'Djamena, l'ouverture d'une «enquête internationale» portant notamment sur le sort des opposants disparus.
«Il y aura une enquête internationale qui fera la lumière sur l'ensemble des choses qui se sont passées», a annoncé le président Deby lors d'une allocution à la presse.
Cette enquête sera dirigée par le président de l'Assemblée nationale Nassour Ouaïdou, ancien Premier ministre et membre de la majorité, a-t-il précisé.
Le député fédéraliste Ngarlejy Yorongar et le porte-parole de la principale coalition d'opposition Ibni Oumar Mahamet Saleh ont été arrêtés le 3 février, à l'issue d'une attaque rebelle ratée contre N'Djamena, et sont depuis portés disparus.
«En ce qui concerne les victimes, je recevrai entre entres autres la famille d'Ibni Oumar», a précisé M. Deby, sans indiquer s'il considérait que l'opposant était mort ou disparu.
Lors de son allocution, M. Deby a affirmé que le bilan de la bataille de N'Djamena s'élevait finalement à «400 morts ou disparus parmi lesquels des chefs de partis politiques».
«Le Tchad a été agressé à partir du Soudan (...). En raison de cette attaque (...), 400 civils sont disparus ou morts, parmi lesquels il y a des chefs de partis politiques», a-t-il dit.
Jusqu'ici, le bilan établi par la Croix-Rouge tchadienne, qui a récupéré les cadavres de civils, militaires et rebelles dans les rues de N'Djamena, s'élevait à «au moins 160 morts».
«L'attaque a créé un vide institutionnel. Je n'ai pas pu entrer en contact avec les responsables des grandes institutions. J'ai géré la guerre pour libérer la ville», s'est également justifié M. Deby.
L'Elysée avait affirmé que l'objectif de la visite était de plaider auprès de N'Djamena pour une «accélération» du processus démocratique et pour que «toute la lumière» soit faite «sur le sort des deux opposants» - une position au diapason avec celle du commissaire européen au Développement Louis Michel, qui accompagne Nicolas Sarkozy dans son voyage.
M. Sarkozy estimait notamment qu'il fallait créer une «commission d'enquête crédible».
leparisien.fr | 27.02.08 à 22h58
leparisien.fr | 27.02.08 à 21h51
leparisien.fr | 27.02.08 à 21h46
leparisien.fr | 27.02.08 à 19h59
Afp | 27.02.08 à 19h35
leparisien.fr | 27.02.08 à 19h14
leparisien.fr | 27.02.08 à 18h14
Afp | 27.02.08 à 17h06
Afp | 27.02.08 à 16h53
leParisien.fr avec l'AFP | 27.02.08 à 10h59
leParisien.fr avec l'AFP | 27.02.08 à 08h16
leparisien.fr | 26.02.08 à 21h56

leparisien.fr | 25.02.08 à 22h39
Afp | 25.02.08 à 20h39


Afp | 25.02.08 à 19h30


leparisien.fr | 25.02.08 à 15h03

Afp | 25.02.08 à 14h52
Economie | Le Parisien | 28-02-2008
Vivre mieux | Le Parisien | 28-02-2008