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Les proches de Royal montent au créneau pour la défendre face à Raffarin

mardi 15 avril 2008, 8h51 | AFP

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Les proches de Ségolène Royal sont montés lundi au créneau pour défendre la présidente PS de Poitou-Charentes, après les propos de l'UMP Jean-Pierre Raffarin ayant jugé qu'elle devait démissionner suite à sa condamnation en appel dans un procès intenté par deux collaboratrices.

Dans un communiqué, Delphine Batho, députée PS des Deux-Sèvres, estime que «depuis des années, la droite essaie d'exploiter un vieux contentieux juridique pour porter atteinte à l'honneur de Ségolène Royal».

L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin «espère faire parler de lui», ajoute-t-elle.

«Et surtout la droite cherche à faire diversion alors qu'elle est incapable de tenir ses promesses concernant le pouvoir d'achat et de répondre à la colère des Français, colère qui a conduit à la défaite cinglante de l'UMP aux municipales».

De son côté, le député PS Jean-Louis Bianco estime dans un communiqué, que «les propos pitoyables du revenant Jean-Pierre Raffarin n'abusent personne. L'exploitation politique qu'il fait d'une procédure judiciaire est indigne d'un ancien Premier ministre, candidat à la présidence du Sénat».

«Tout le monde sait qu'il n'a jamais digéré d'avoir perdu la Région Poitou-Charentes. L'UMP ferait mieux de s'occuper des problèmes des Français, plutôt que d'alimenter des polémiques scabreuses pour faire oublier son incurie et ses échecs».

Enfin les élus de la majorité régionale de Poitou-Charentes «dénoncent »l'exploitation éhontée par l'UMP et particulièrement par Jean-Pierre Raffarin« de la décision de justice dans le litige opposant Ségolène Royal à son »ancienne collaboratrice parlementaire qui travaille désormais pour un député UMP«.

Depuis 10 ans, »au moins 20 juges de différentes juridictions« ont traité cette affaire, écrivent les élus, évoquant la »complexité de la position juridique des assistants parlementaires en période de campagne électorale«.

Cet »imbroglio juridique«, n'a »bien entendu aucun lien avec la gestion de la Région Poitou-Charentes«, indiquent les élus qui parlent de »l'esprit de revanche de Jean-Pierre Raffarin«.

La cour d'appel de Rennes a donné raison jeudi à deux ex-attachées parlementaires de l'ancienne candidate PS à la présidentielle, qui réclamaient depuis 1997 le versement de salaires non payés.

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