mercredi 14 mai 2008, 20h47 | AFP
La plupart des députés UMP ont réservé mercredi dans l'hémicycle de l'Assemblée une standing ovation à leur président, Jean-François Copé, lors de la séance des questions au gouvernement, au lendemain du camouflet infligé par l'opposition à la majorité sur le texte OGM.
M. Copé a eu droit aux applaudissements de ses pairs de droite, qui se sont petit à petit levés, dans leur quasi totalité, lorsqu'il a interpellé le Premier ministre François Fillon sur le texte OGM, rejeté mardi à une voix par l'Assemblée nationale.
A la gauche de l'hémicycle, à l'inverse, les députés huaient le patron du groupe UMP, tandis que d'autres applaudissaient ironiquement.
Regrettant une nouvelle fois le revers infligé mardi par la gauche, M. Copé a réaffirmé le soutien «sans faille» des députés UMP à «l'action réformatrice» du gouvernement et du président Nicolas Sarkozy.
M. Fillon l'a remercié pour «son soutien au gouvernement» tout en déplorant «l'incident regrettable» survenu la veille.
Dans la matinée, les députés UMP avaient unanimement apporté leur soutien à M. Copé après l'«accident de parcours» de la veille. Mardi soir, à l'Elysée comme à Matignon, ce dernier avait été accusé d'être responsable de ce couac en ne tenant pas suffisamment ses troupes.
«Il n'y a pas eu de règlements de comptes. Ni lynchage, ni lâchage. Les députés UMP ont été très nettement solidaires avec le président du groupe», a déclaré le villepiniste François Goulard.
«C'est un accident de parcours, nous l'avons tous très mal vécu. Les socialistes ont fait un petit coup politique, bien fait», a déclaré M. Copé, qui entend prendre «toutes les dispositions pour que ça ne se reproduise pas». «On ne nous y reprendra plus».
«J'ai décidé la création d'un petit groupe de travail pour réorganiser complètement les choses de telle manière que nous soyons» davantage présents en séance, a-t-il assuré.
Alain Gest a reconnu «un problème d'organisation», en regrettant que «certains députés ne viennent jamais».
Pour Benoist Apparu, il faut réfléchir, dans le cadre de la réforme des institutions qui doit renforcer les pouvoirs du Parlement, à la mise en place de «sanctions financières» pour les députés absentéistes, «comme le prévoit le règlement de l'Assemblée».
Lors de la réunion, Claude Goasguen a été vivement applaudi quand il a dénoncé «quelques connards qui parlent trop de l'autre côté de la Seine», en visant certains conseillers du chef de l'Etat. Propos qu'il a confirmés à la presse.
De son côté, Frédéric Lefebvre, proche de M. Sarkozy, a jugé que les députés ne devaient «pas chercher d'excuses, mais assumer leurs responsabilités comme Jean-François Copé l'a fait».
Il est «important que les députés adoptent une position soudée vis-à-vis de l'extérieur», a ajouté le député des Hauts-de-Seine en direction du villepiniste Hervé Mariton -qui venait de faire une déclaration dans le même sens-, provoquant quelques rires, selon des participants.
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