samedi 19 avril 2008 | Le Parisien

JUPITERIMAGES.ZOOM
Avril, mai et juin sont traditionnellement des mois de noces en France. Mais de moins en moins de couples choisissent de faire célébrer leur union par un prêtre. Que se passe-t-il dans notre pays, surnommé pourtant « la fille aînée » de l'Eglise ?
AUJOURD'HUI, moins d'un mariage sur trois est célébré à l'église. Parmi les 274 084 unions recensées à l'état civil en 2006, 89 014 (derniers chiffres disponibles) ont fait l'objet d'une célébration devant un prêtre. Concurrencé par l'union libre et le pacte civil de solidarité (pacs) qui a battu tous les records en 2007 avec 102 012 pacs signés, le mariage enregistre une baisse constante depuis le pic de l'an 2000 (305 385 mariages).
Mais la diminution
du nombre des noces célébrées dans les paroisses est encore plus spectaculaire. Il y a dix ans
en effet, pas loin d'un couple sur deux se rendait à l'église après la cérémonie à l'hôtel de
ville : en 1997, 124 425 futurs ménages sont passés devant « monsieur le curé » sur un nombre
total de 291 319 mariages.
Que le mariage religieux n'ait plus la cote n'est pas pour surprendre
les responsables de l'Eglise catholique.
Prêtre à Saint-Jacques-Saint-Christophe, à Paris (XIX
e
),
Olivier Teilhard de Chardin estime même que « dans une société déchristianisée, le fait qu'un
couple sur trois choisisse de se marier devant Dieu est un vrai signe. Plus généralement, je
constate que, dans les grands moments de joie ou de peine, les gens se retournent vers Dieu
». Et qu'importe si les motivations de ce sacrement ne sont pas toujours très spirituelles !
Olivier Teilhard de Chardin en convient : « Certains nous disent qu'ils se marient religieusement
parce que ça se fait dans leur famille ; d'autres parce que c'est une belle cérémonie ; d'autres
enfin plus sérieusement parce qu'ils veulent renouer avec la foi à cette occasion. »
Ils
préfèrent le célébrer
en province
Quelles que soient leurs raisons, les futurs mariés doivent
se préparer au sacrement grâce à un cycle de six rencontres mensuelles avec le prêtre et d'autres
couples. « Au cours de la préparation, nous insistons sur la liberté et la durée de l'engagement
: on se marie pour la vie. C'est pourquoi nous faisons réfléchir les futurs mariés sur l'importance
du pardon pour traverser les difficultés et les doutes », souligne Olivier Teilhard de Chardin.
En région parisienne, à l'instar de Mathilde Lompré et François-Xavier Baud
(lire ci-dessous)
,
« la moitié des couples », selon Angelo Sommacal, responsable du département liturgie et pastorale
sacramentelle à la Conférence des évêques de France, choisissent de célébrer leur mariage en
province pour des raisons familiales, généralement dans la commune où ils ont leurs parents,
grand-parents... A moins que des impératifs économiques ne déterminent le choix du lieu de la
cérémonie : « Les coûts de réception sont moindres en province », souligne Thibault Verny, prêtre
à l'église Notre-Dame-de-Lorette, à Paris (IX
e
).
leparisien.fr | 18.04.08 à 20h29
leparisien.fr | 17.04.08 à 18h58
leparisien.fr | 17.04.08 à 16h02
leparisien.fr | 17.04.08 à 14h53
leparisien.fr | 18.04.08 à 20h29
leparisien.fr | 17.04.08 à 18h58
leparisien.fr | 17.04.08 à 16h02
leparisien.fr | 17.04.08 à 14h53
Economie | Le Parisien | 19-04-2008
Faits divers | Le Parisien | 19-04-2008
Sports | Le Parisien | 19-04-2008