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Les hauts et les bas de Nâdiya Propos recueillis par Sébastien Catroux

vendredi 30 mai 2008 | Le Parisien

(LP/JEAN-BAPTISTE QUENTIN.)

(LP/JEAN-BAPTISTE QUENTIN.) ZOOM

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ELLE AURAIT DU se produire ce week-end au palais des Sports, à Paris. Un concert annulé - ou reporté - depuis belle lurette. Finalement, Nâdiya est numéro un des ventes de singles depuis six semaines avec « Tired of Being Sorry (Laisse le destin l'emporter) », en duo avec Enrique Iglesias, devant les Madonna, Duffy et autre Zaho.

Sur la lancée de ce succès, la chanteuse révélée par les tubes « Parle-moi » et « Roc » s'est remise au travail (lire encadré) , tout en se réjouissant de revenir au premier plan.

Comment s'est déroulée cette rencontre avec Enrique Iglesias ?

Nâdiya
. Il m'avait déjà demandé de chanter avec lui il y a longtemps, mais je ne me sentais pas prête. En décembre, il était de passage à Paris et on s'est rencontrés. On n'a même pas parlé de musique, c'est devenu de la camaraderie entre nous. Il connaissait tout mon parcours, je n'en revenais pas ! Il m'a proposé de choisir une chanson sur son album : j'ai pris « Tired of Being Sorry », mais à condition de repartir de zéro, avec des textes à moi et un nouveau clip. Il m'a laissé faire et c'est devenu « Laisse le destin l'emporter ». Je pense que, si ce n'était qu'un « coup » arrangé entre maisons de disques, ça ne marcherait certainement pas aussi bien. On ne peut pas tromper le public.

« Je n'ai personne dans ma vie »

Un public qui ne vous avait pas suivie, l'an passé, avec votre album « la Source »...

Je suis effectivement restée sur un demi-échec. On en a tout de même vendu 80 000. Mais, quand on a l'habitude de vendre 500 000 CD et 1 million de singles, les gens perçoivent ça comme un échec. Moi, je ne subis jamais rien, je fais toujours acte de résilience.

Pourquoi votre tournée a-t-elle été annulée ?

Elle a été reportée. Je suis quelqu'un d'honnête et je ne voulais pas arriver sur scène comme un canard boiteux. Cette tournée n'a pas juste été reportée pour des raisons de billetterie. Ce n'était tout simplement pas le bon moment. Résultat : j'ai vraiment le temps de travailler mes nouvelles chansons et de réfléchir aux messages que je veux faire passer aux gens.

Que vous inspire l'année écoulée depuis l'élection présidentielle ?

En tant que chanteuse, j'essaie de fédérer les gens, de les rassembler. J'ai l'impression que les politiciens font tout le contraire.

Et que pensez-vous des Rama Yade, Rachida Dati et Fadela Amara nommées au gouvernement ?

J'ai trouvé ça surprenant. Au premier regard, c'est l'image de l'intégration, une façon d'amener la France à l'universel. Quand j'étais petite, la droite représentait pour moi l'ennemi. Il y a quand même une évolution visible. Mais, après, j'attends des décisions concrètes. J'avoue que je ne rentre pas vraiment dans ces débats. J'ai besoin de plus de légèreté, je ne suis qu'une chanteuse.

Une chanteuse à qui l'on prête des liaisons, notamment avec Zinedine Zidane...

C'est vrai que, vu de l'extérieur, j'ai l'air de la gonzesse qu'on a envie de... On m'a toujours collée au bras de Pierre, Paul ou Jacques. J'ai rencontré la personne dont vous parlez lors d'une émission de télé pour une cause humanitaire (NDLR : « Tout le monde chante pour Ela », en mai 2005, sur France 2) . Je le respecte beaucoup, et c'est tout. Ces rumeurs vont aussi, comme par hasard, avec le succès qui revient. Lorsque j'avais 15 ans et que je faisais de l'athlétisme, j'avais l'air d'un garçon manqué. C'est fini, je ressemble à une femme. Une femme qui vit seule avec son fils de 9 ans. C'est dur à croire, mais je n'ai personne dans ma vie. Mais elle est bien remplie et je ne désespère pas, croyez-moi.

Enrique Iglesias et Nâdiya, « Tired of Being Sorry (Laisse le destin l'emporter) », Polydor, 3,99 €.

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