France 2, 20 h 50/« Le Silence de l'épervier » (1/8 et 2/8)
Line Renaud devient patronne de presse Aude Dassonville
vendredi 18 avril 2008 | Le Parisien
UN SEUL être disparaît et tout est dévoilé... Telle pourrait être la devise du « Silence de l'épervier », série en huit épisodes qui s'installe tout à l'heure pour un mois sur France 2 (20 h 50). Christine Vivier décède dans l'explosion de l'avion qui la ramenait d'Espagne vers Bordeaux, le fief de sa famille et du journal « Grand Ouest », qu'elle dirigeait.
D'abord réticente,
sa soeur Margot (Line Renaud) reprend les rênes de l'entreprise sans imaginer la succession
d'ennuis que cela va lui occasionner. Entre les ennemis qu'elle se connaît et les amis dont
elle doit se protéger, cette femme généreuse et volontaire doit composer avec des proches parfois
inconséquents...
Si tous les ingrédients d'une saga sont réunis, le réalisateur Dominique Ladoge
préfère parler de « mini-série ». « Avec le terme saga, on s'attend plus à des coucheries et
des
Tu n'es pas le fils de son père,
plaide-t-il. Si j'avais eu une totale liberté, j'aurais
évincé tous ces éléments, mais je ne pouvais quand même pas faire l'économie du genre ! Mais
j'ai glissé tout ce que je pouvais sur la collusion entre pouvoir politique et presse locale.
»
« E
lle est exemplaire »
C'est d'ailleurs sur ce seul synopsis que ce réalisateur
à qui l'on doit « les Vauriens » ou « les P'tits Lucas » a donné son accord à Line Renaud. «
Au travers de la création d'un journal, on touche à tout ce qui m'intéresse, reprend-il. Et
l'idée de côtoyer cette grande dame pendant un an était pour me séduire... » L'expérience n'a
fait que renforcer son enthousiasme. « Humainement, c'est un vrai bonheur. Je sais qu'en représentation,
elle est exemplaire. Mais hors représentation, elle est formidable aussi », s'enflamme-t-il.
Line
Renaud n'a en tout cas pas bridé sa liberté. « J'espère, dans cette mini-série, proposer un
double niveau de lecture, défend Dominique Ladoge. J'aimerais emmener les gens habitués à des
choses pépères vers quelque chose de plus froid, avec un discours derrière. » Il goûte si peu
la tiédeur qu'il signe aussi les dialogues. « J'essaie de caractériser les personnages, de leur
faire dire des choses... » Même s'il n'accorde que peu de crédit à la mesure d'audience, Dominique
Ladoge croise les doigts pour que le public soit attentif au « Silence de l'épervier ». « Si
ça marche, derrière, je suis prêt à revenir. » Un avenir qui se dessine dès ce soir.






















