samedi 17 mai 2008 | Le Parisien

LP/C.B.ZOOM
Neuf braquages en trois mois, un autre encore avant-hier... Les bijouteries de quartier n'ont jamais été autant visées par les cambriolages. Parfois très violents.
APRÈS les banques, les bureaux de change, les distributeurs de billets... les bijouteries sont dans la ligne de mire des braqueurs. Pas les illustres joailliers de la place Vendôme mais les petites boutiques des quartiers populaires qui attirent ces derniers mois les voleurs.
Neuf de ces hold-up éclairs, parfois extrêmement violents, ont été répertoriés les trois premiers mois de l'année, notamment dans les XVII e et XVIII e arrondissements, avec en point d'orgue, la mort tragique, le 29 avril, d'un bijoutier du boulevard de la Chapelle. Le sort du sexagénaire, ligoté et tué par des braqueurs qui se sont volatilisés, a jeté un vif émoi dans la profession, déjà fortement ébranlée.
Avant-hier encore, au 108, avenue de Saint-Ouen (XVIII e ), la modeste bijouterie Bijordam, recevait la « visite » de quatre personnes armées et cagoulées, parmi lesquelles une femme, qui ont fait main basse sur le contenu des vitrines avant de disparaître. Comme beaucoup des boutiques visées, Bijordam ne dispose pas de sas de sécurité. « Nous sommes très vulnérables et nous avons peur, reconnaît David Cohen, le patron d'une boutique du III e braquée à deux reprises. Les équipes sont de plus en plus violentes et semblent littéralement filer entre les doigts de la police. Jamais je n'ai récupéré le moindre bijou volé... »
« Le cours de l'or a beaucoup augmenté »
« Ce ne sont certainement pas des professionnels du grand banditisme qui prennent la peine d'effectuer des repérages, poursuit le commerçant. Ils frappent brutalement, raflent tout ce qu'ils trouvent et disparaissent avec des objets de valeur qu'ils ont la possibilité de revendre très vite. »
Pourquoi s'en prendre à ces commerces ? « L'appât du gain rapide, sans prendre trop de risques et en jouant sur l'effet de surprise ! analyse une source policière. Et puis, contrairement aux pièces de grandes marques vendues par les joailliers, leurs bijoux ne sont pas numérotés, ce qui rend plus facile encore leur revente auprès de réseaux spécialisés. Ces derniers sont d'autant plus preneurs que le cours de l'or a beaucoup augmenté. »
Pour faire face, la préfecture de police de Paris a renforcé la surveillance des petites bijouteries et multiplié les interventions auprès des professionnels dit à risque de la capitale, par le biais de ses Missions prévention et communication implantées dans chaque commissariat.
Malgré tout, les bijoutiers se sentent démunis. « Que pouvons-nous faire face à des braqueurs armés et cagoulés que nous ne pouvons même pas identifier ? » s'inquiète l'un d'eux.

AVENUE DE SAINT-OUEN (XVIII
e
), HIER.
Quatre braqueurs armés, parmi lesquels une femme, ont surgi jeudi, à 11 heures, dans la petite bijouterie Bijordam et ont dérobé le contenu de la vitrine avant de prendre la fuite.
* BOULEVARD DE LA CHAPELLE (XVI
(LP/C.B.)

AVENUE DE SAINT-OUEN (XVIII
e
), HIER.
Quatre braqueurs armés, parmi lesquels une femme, ont surgi jeudi, à 11 heures, dans la petite bijouterie Bijordam et ont dérobé le contenu de la vitrine avant de prendre la fuite.
* BOULEVARD DE LA CHAPELLE (XVI
(LP/C.B.)

AVENUE DE SAINT-OUEN (XVIII
e
), HIER.
Quatre braqueurs armés, parmi lesquels une femme, ont surgi jeudi, à 11 heures, dans la petite bijouterie Bijordam et ont dérobé le contenu de la vitrine avant de prendre la fuite.
* BOULEVARD DE LA CHAPELLE (XVI
(LP/C.B.)