Football, Ligue 1/Strasbourg - Lyon 1-2
L'OL n'a rassuré personne Bertrand-Régis Louvet
dimanche 20 avril 2008 | Le Parisien

AFP/OLIVIER MORIN.ZOOM
LE CALCUL s'effectue sans peine. Avec son succès à Strasbourg (2-1) hier soir, Lyon compte à nouveau 7 points d'avance sur Bordeaux, son suivant au classement de L 1. Un avantage conséquent dans le sprint final lancé pour le titre de champion de France.
Les Bordelais savent ce qu'il leur reste à réaliser
aujourd'hui, en fin d'après-midi, à Toulouse.
Dire que l'OL parade relève pourtant de l'exagération.
Face à des Alsaciens réduits à dix, après l'exclusion de Mouloungui (45
e
), le sextuple
champion de France n'a pas atténué les interrogations le concernant. « Cela a été très difficile,
remarque soulagé Jean-Michel Aulas. Cela veut dire que l'écart n'est plus si important entre
les premiers du classement et les derniers. » « Ce qui me semble plus inquiétant, ajoute le
président lyonnais, c'est que nous n'avons pas su nous créer d'occasion à 11 contre 10. » Un
nouveau message cinglant à destination de son entraîneur Alain Perrin.
Béquille pour Benzema
Cela
dit, mené au score sur un but de la tête de Renteria (19
e
), l'OL s'impose sur deux
coups de pied arrêtés et deux têtes de Bodmer (61
e
) et Grosso (67
e
). Une
satisfaction comptable. Rien de plus. « J'ai connu des époques où on luttait pour accéder à
la Première Division, atténue Aulas. Alors, gagner un septième titre d'affilée, ce serait immense.
Cela vaut le coup de souffrir un peu. »
Lyon attendait aussi avec fébrilité des nouvelles rassurantes
de Karim Benzema. Touché à un genou lors d'un contact avec Ducrocq, l'attaquant international
est sorti en boitant bas en première période. Il souffrirait d'une grosse béquille ayant occasionné
un hématome.
Côté alsacien, les larmes de Lacour ponctuaient cette septième défaite d'affilée.
Un pas sans doute décisif vers la Ligue 2. « On peut se montrer frustrés, souffle le défenseur
strasbourgeois Dos Santos. A 11 contre 10, on tient tête à Lyon, on montre des valeurs de solidarité,
mais il n'y a pas de point au bout. Quant à la Ligue 2, cela fait un moment que l'on flirte
avec. » « Sur le plan sportif, c'est invivable et très douloureux, conclut Jean-Marc Furlan.
Notre métier est de garder la foi. Il reste des matchs pour lutter. »
Philippe Ginestet , président du club de Strasbourg, a annoncé hier soir qu'il allait démissionner du groupe de réflexion créé par la FFF et la LFP pour améliorer l'arbitrage en L 1. « Je suis furieux de l'arbitrage ce soir ( hier ) à sens unique, c'est inacceptable. A 1-0 pour nous, l'arbitre a brisé l'élan d'une équipe qui joue pour sa survie », a-t-il déclaré.







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