FOOTBALL, LIGUE 1/CAEN - PSG.
Le PSG abat l'une de ses dernières cartes Dominique Sévérac
samedi 19 avril 2008 | Le Parisien

(LP/MATTHIEU DE MARTIGNAC.)ZOOM
Relégables, les Parisiens n'ont plus gagné à l'extérieur en championnat depuis fin décembre. Pour effacer la défaite concédée dimanche dernier à domicile devant Nice, ils seraient bien inspirés de l'emporter.
CE COCKTAIL enivrait les soirées du PSG en 2007 lorsqu'il se déplaçait : une grosse dose de réussite, un fond solide
accompagné d'une pincée de talent pour, à l'arrivée, cinq victoires loin du Parc des Princes. Ce soir, il va falloir à nouveau mélanger ces ingrédients pour sortir le PSG de son marasme
- 18e et premier relégable - et regoûter à l'ivresse d'un succès.
Paris n'en a connu
qu'un (contre Strasbourg, 1-0) sur ses onze derniers matchs de championnat.
Alors, gagner à
l'extérieur ? « On l'a raté de justesse en 2008, répond l'entraîneur, Paul Le Guen. Je sais
que ce n'est pas impossible. On n'est pas passés très loin depuis à plusieurs reprises. » A
Caen le déclic ?
Un caractère historique
Ce matin, les données sont limpides pour le PSG. Gagner
ne sauverait de rien, perdre le condamnerait au pire. Ce Caen - PSG, dès lors, s'annonce comme
le match le plus important de l'histoire du club. Oui, plus important que le PSG - Rapid Vienne
(1-0) du 8 mai 1996 en finale de la Coupe des Coupes ou que sa copie négative le 14 mai 1997
contre Barcelone (défaite 1-0), plus important que la première Coupe de France remportée aux
tirs au but contre Saint-Etienne (2-2) le 15 mai 1982 ou que la dernière acquise face à Marseille
(2-1) le 26 avril 2006.
Plus important parce que le score des adversaires directs du PSG pour
le maintien peut dépouiller les matchs programmés après Caen de l'enjeu initial : éviter la
relégation. « Plus on se rapproche de la fin, moins on a de jokers. Je l'ai à l'esprit », résume
Le Guen. L'entraîneur partage notre avis sur le caractère historique que revêt cette improbable
affiche. « Oui, oui, oui, acquiesce-t-il. Il y en a eu des très importants. On a joué des finales.
Là, c'est autre chose. Il est important pour l'avenir du club. J'en ai parfaitement conscience.
Les joueurs aussi. Cela ne nous met pas à l'abri. »
Malheureusement pour la motivation, c'est
tombé sur Caen - PSG mais c'est comme ça. Le Guen semble imprégné de l'incroyable match couperet,
guillotine même, qui l'attend. Les joueurs le ressentent-ils comme lui ? « Je me bats pour ça.
Je parle avec eux, glisse-t-il. Je vais dans ce sens-là. Sur les derniers matchs, je vois une
mobilisation totale. »
Si l'entraîneur est aussi concerné, c'est peut-être que l'écho de son
limogeage lui est remonté jusqu'aux oreilles. Cette rumeur, qui nous a été démentie hier en
haut lieu, agitait cette semaine la coulisse du PSG. Il se disait que, en cas de défaite chez
le 12e de L 1, un nouvel entraîneur (pourquoi pas Luis Fernandez ?) dirigerait le décrassage du camp des Loges demain.
« Je ne suis pas préoccupé par ça, nous a répondu hier
Le Guen. J'ai envie de continuer, de me battre, que cela dure longtemps. J'aime ce club. J'y
suis resté sept ans comme joueur. Je pense avoir contribué au maintien la saison dernière. Si,
à un moment donné, le président et les actionnaires pensent que c'est mieux, je pense qu'ils
la prendront
(NDLR : la décision de le limoger).
» Ce soir, Paul Le Guen peut enrichir son «
palmarès » en remportant le match le plus important de l'existence du PSG.
Everton, l'attaquant brésilien du
PSG, doit être opéré demain d'une
fracture du pied gauche.







La ligne turf du Parisien





