FOOTBALL, COMMISSION DE DISCIPLINE DE LA LIGUE.
Paris présente sa défense Dominique Sévérac avec D.O.
vendredi 11 avril 2008 | Le Parisien

(LP/GUY GIOS.)ZOOM
Auditionnés, hier soir, dans l'affaire de la banderole anti-Ch'tis, les dirigeants parisiens ont exposé la position du club. Comme prévu, la décision sera rendue le 30 avril.
A PEINE une demi-heure. Très attendue, l'audition du PSG dans l'affaire de la banderole haineuse du Stade de France (« Pédophiles, chômeurs, consanguins : bienvenue chez les Ch'tis ») s'est révélée courte hier soir à la Ligue. Au milieu d'un incroyable déferlement médiatique, les dirigeants parisiens n'ont fait aucun commentaire à leur sortie, peu avant 20 heures.
Ni l'avocat du club, Pascal Wilhem, le premier
dehors et à pied, ni Laurent Platini, juriste, au volant avec Philippe Boindrieux, directeur
général, ni enfin Jean-Philippe D'Hallivillée, responsable de la sécurité, essayant de se frayer
un chemin sur son scooter. Une ligne de conduite fixée par l'avocat.
« Cela s'est très bien
passé, dans une atmosphère sympathique, dira, de son côté, le président de la commission de
discipline, Jacques Riolacci, après les débats. Les représentants du PSG sont venus en force
et ont exprimé différents points de vue. Le dossier est mis en instruction, comme pour Metz
et Bastia. Il est transmis à l'instructeur officiel de la Ligue. Il donnera ses conclusions
dans trois semaines. La sanction, si sanction il y a, sera prise le 30 avril. »
« Le PSG dit
qu'il n'est pas responsable »
Pendant l'audition devant les huit membres de la commission, Boindrieux a pris la parole en premier. Il a rappelé tous les efforts du club (réels) en matière de sécurité
et a souligné que le PSG a très vite pris la mesure de l'événement en s'en excusant, en le condamnant et en portant plainte, expliquant que cette banderole est contraire aux valeurs du club. Wilhem, lui, a demandé de surseoir à la décision, c'est-à-dire d'attendre les conclusions de l'enquête du parquet. La commission de discipline a refusé mais Riolacci explique : « Les membres de la
commission vont suivre avec beaucoup d'attention les enquêtes parallèles de la justice et de
la police. Il n'y a pas d'interférence avec notre propre instruction. Mais s'il y a des éléments nouveaux, nous en tirerons peut-être profit. » Platini, avant une rapide conclusion de D'Hallivillée, a évoqué le travail entrepris concernant la billetterie.
A la fin, le PSG a remis un mémoire,
« qui a l'air étoffé », glisse Riolacci, tout heureux de le montrer aux caméras : « Nous allons
nous pencher dessus avec intérêt. » Très fourni, il comporte moult attestations et pièces jointes,
qui visent à démontrer que, dans cette affaire, le PSG a fait le maximum. La commission n'a
posé qu'une seule question aux dirigeants parisiens : « Votre responsabilité est-elle engagée ? » Commentaire final de Riolacci avant de quitter la Ligue : « Le PSG dit qu'il n'est pas responsable. Que voulez-vous qu'il dise d'autre ? »







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