FOOTBALL, LIGUE 1.
Paul Le Guen n'est plus l'homme de la situation Dominique Sévérac et Arnaud Hermant
lundi 21 avril 2008 | Le Parisien

(LP/JEAN-BAPTISTE QUENTIN.)ZOOM
Face à la situation critique du club, les dirigeants du PSG ont décidé hier de nommer au plus vite un homme nouveau pour « aider » Paul Le Guen. Si l'entraîneur refusait cette option, Luis Fernandez pourrait le remplacer.
LE PSG vit peut-être ses dernières semaines en Ligue 1 avant longtemps. La situation est désespérée et, malgré la victoire in extremis de Bordeaux hier à Toulouse (1-0), il est peut-être déjà trop tard. Mais les décideurs parisiens veulent réagir.
Hier, dans l'intimité des bureaux du
Parc des Princes, Sébastien Bazin, l'actionnaire majoritaire en qualité de président de Colony
Capital, Alain Cayzac, le président du club, et Paul Le Guen, l'entraîneur, se sont longuement
réunis. Le Breton a quitté la table environ une heure avant les autres. Les deux dirigeants
sont sortis, eux, à 20 h 20.
Selon nos informations, la situation va évoluer aujourd'hui ou
un peu plus tard dans la semaine. L'idée est la suivante : il s'agit d'« aider » Paul Le Guen
dans sa mission, le technicien étant manifestement incapable de sauver ce qui peut encore l'être.
La direction souhaite l'encadrer en nommant à ses côtés ou au-dessus de lui un homme en mesure
d'insuffler un nouveau discours. Le problème du PSG apparaît avant tout mental même si, tactiquement
ou techniquement, l'équipe ne se porte guère mieux.
Fernandez,
la seconde solution
Le club possède ce matin une piste principale, qui mène à un Français actuellement engagé ailleurs.
Il ne s'agit pas forcément d'un entraîneur déjà en place comme Antoine Kombouaré, un nom souvent
évoqué pour succéder à Le Guen. Les hypothèses Gérard Houllier, l'actuel directeur technique
national (DTN) du football français, et Jean Tigana, sans club, ne sont pas les bonnes non plus,
même si le nom de Houllier revient souvent. Les patrons du PSG gardent secrètement le nom du
« renfort » qu'ils envisagent pour l'opération de la dernière chance : maintenir Paris en Ligue
1 avec seulement quatre matchs à disputer.
La formation de la capitale pointe à la 18e place, à trois points du premier non-relégable, Lens. En L 1, elle n'a gagné que trois matchs
en 2008, tous au Parc. Or, pour se maintenir à coup sûr, il convient d'en remporter encore trois.
Une sorte d'exploit dont le PSG semble incapable à ce jour.
Ce que le duo Bazin - Cayzac ne
mesurait pas, y compris tard hier soir, c'est la réponse de Paul Le Guen. Si leur piste principale
aboutit, l'entraîneur n'est pas sûr d'accepter de rester. Le Breton aime fonctionner de manière
clanique avec son fidèle second, Yves Colleu. Ils se méfient de tout le monde. Le Guen, si le
choix de l'homme qui va l'« aider » ne lui plaît pas, peut claquer la porte. Ce serait même
sa principale envie depuis qu'il sait que l'on veut le « chapeauter »...
Les décideurs, très inquiets
des dérives des supporteurs, possèdent une seconde solution si leur piste prioritaire échoue.
Elle mène à Luis Fernandez, l'ex-entraîneur du PSG, qui rêve de revenir dans la capitale. Cette
fois-ci, ce serait la fin de Le Guen, les deux hommes (le premier a entraîné le second) ne cultivant
aucune affinité. En le forçant à la démission, le PSG réaliserait une bonne affaire au plan
économique en s'évitant de verser au Breton et a ses adjoints un total de 2,5 millions d'euros
d'indemnités pour leur dernière année de contrat. Cette semaine, le PSG va se doter d'un nouveau
staff pour échapper à la catastrophe qui s'annonce. Luis Fernandez reviendra-t-il une troisième
fois dans son club de toujours ?







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