Cyclisme/Paris-Roubaix
Tom Boonen roi des pavés Lionel Chami
lundi 14 avril 2008 | Le Parisien

(AP/MICHEL SPINGLER.) ZOOM
Roubaix (Nord)
TOM
BOONEN est bien l'homme de Paris-Roubaix. Bien épaulé, le Flamand de 27 ans a signé, hier à
Roubaix, son deuxième succès dans « la reine des classiques » après celui remporté en 2005.
Tout
au long d'une course baignée de soleil et imprégnée de poussière, il a éparpillé toute la concurrence
à la régulière, même si Flecha et Pozzato ont été pénalisés par une chute avant Arenberg.
Après
quoi, sans trembler sur le vélodrome, Boonen a liquidé lui-même au sprint les deux derniers
concurrents, Alessandro Ballan et surtout Fabian Cancellara, vainqueur de l'édition 2006 et
récent lauréat de Milan-San Remo.
En offrant la 9e
victoire à la formation de Patrick
Lefevere, Boonen fait taire au passage ses détracteurs qui, face à son absence de résultats
dans les classiques cette saison, laissaient entendre qu'il commençait à décliner. « Je n'étais
pas vraiment nerveux, c'est le reste du monde qui l'était, a expliqué Boonen, radieux. J'ai
toujours su que j'étais bien, mais j'avais beau le dire, personne ne me croyait. Aux Flandres
dimanche, les circonstances étaient contre moi, mais favorables à mon coéquipier
(NDLR : Devolder).
Aussi, j'ai tenu mon rôle défensif aussi bien que possible. »
Lequel Devolder a renvoyé l'ascenseur
à son leader sans état d'âme. « Les deux attaques qu'a portées Devolder
(secteur 10, à moins
de 50 km de l'arrivée)
ont tué les Silence-Lotto (
formation belge rivale, s'appuyant sur Leif
Hoste),
salue Boonen. Après, pour moi, c'était le bon moment pour attaquer. »
Quand Boonen lâche les chevaux, juste avant le secteur 7, à un peu plus de 30 km du but, seuls
deux costauds sont capables de l'accompagner.
«
Le sprint
ne me faisait pas
peur
»
« Quand je me suis retrouvé avec Cancellara et Ballan, j'ai su que c'était
fini pour les autres, reprend Boonen. Aux Flandres, tout le monde attend le mur de Grammont.
Ici, c'est le carrefour de l'Arbre
(secteur 4, à 17 km de l'arrivée).
Dans l'Arbre, soit tu
tentes quelque chose et tu gagnes, soit tu perds, explique-t-il. Cancellara a attaqué, mais
pas très fort. J'ai vu que Ballan était en difficulté et il me l'a confirmé après la course.
Après ça, j'ai fait un tempo plus rapide. Le sprint ne me faisait pas peur. »
Réhabilité, Boonen
peut se laisser aller à son bonheur, moins fort toutefois qu'en 2005, année de son doublé Flandres-Roubaix.
« Ce sont mes deux courses favorites, ce n'est un secret pour personne, lance-t-il. En 2005,
c'était une très belle semaine et l'explosion de joie avait été plus forte. Mais c'est bon de
gagner quand tu as été sous pression ! »
LE CLASSEMENT : 1. Boonen (Bel/QST) les 259,5 km en 5 h 58' 42'' (moyenne : 43,406 km/h) ; 2. Cancellara (Sui/CSC), à 1''; 3. Ballan (Ita/LAM), m.t. ; 4. Maaskant (PB/TSL), à 3' 39''; 5. O'Grady (Aus/CSC) 3' 57'';... 11. GUESDON (FDJ), 5' 12''...; 25. MENGIN (FDJ), 7' 18''; etc.







La ligne turf du Parisien





