Barack Obama, aussitôt après sa victoire, a réclamé une aide pour l'industrie automobile américaine. Mais le président élu n'est pas le président en exercide. Tant qu'il est à Washington, Georges Bush entend ne pas lâcher les rênes et ne pas céder face à la majorité démocrate du Congrès.
Le clan républicain reste en effet opposé à toute rallonge budgétaire pour aider les trois grands constructeurs automobiles que sont Chrysler, Ford et Général Motors, alors que les démocrates se disent prêts à faire voter un plan «viable» pour les aider à ne pas faire faillite.
«Il y a une opposition déraisonnable à tout ce que le président ou les républicains soutiennent», s'insurge le porte-parole de la Maison-Blanche, Dan Perino.
«Ils ne pourraient même pas se mettre d'accord pour une résolution sur la fête des mères».
Les républicains et la Maison Blanche ne souhaitent pas voter de nouveaux fonds publics pour des entreprises, qui, selon eux, ont commis des erreurs en orientant leur production vers des véhicules à forte consommation énergétique.
La majorité démocrate du Congrès s'est donnée 15 jours supplémentaires pour parvenir à faire voter cette nouvelle rallonge de 25 milliards de dollars. «Comment 535 parlementaires pourraient-ils déterminer la viabilité d'une entreprise ?», ajoute Perino. «C'est stupéfiant. Ils ne pourraient même pas se mettre d'accord pour voter une résolution sur la fête des mères».
Les démocrates ont demandé aux «Big Three» de présenter leurs projets de restructuration le 2 décembre prochain. Ils envisagent ensuite de revenir en session pour «aider l'industrie automobile», la semaine du 8 décembre. Les dirigeants des trois grands groupes automobiles demandent cette nouvelle rallonge, agitant la menace d'un effet domino aux énormes conséquences sociales si l'un d'eux faisait faillite.
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