Retournement de situation au troisième jour du procès de l'assassinat d'Anna Politkoskaïa. Le juge du tribunal militaire de Moscou a décidé que les audiences se tiendraient finalement à huis clos. Cette décision est un dur revers pour les proches de la journaliste d'opposition assassinée le 7 octobre 2006 qui s'étaient félicité lundi de l'ouverture au public du procès.
«Désormais le procès se tiendra à huis-clos. La décision est prise, a déclaré le juge Evguéni Zoubov au tribunal militaire de Moscou. Il y va de la sécurité des participants au procès et de leurs proches». Le parquet réclamait le huis clos en raison de la présence de Pavel Riagouzov, membre des services de sécurité (FSB), dans le box des accusés. Cet homme avait d'ailleurs obtenu qu'un tribunal militaire juge l'affaire. Outre l'agent du FSB, trois personnes sont jugées : deux frères tchétchènes, soupçonnés d'avoir procédé à la surveillance de la journaliste, et un complice, membre de la police criminelle.
Le commanditaire et le tireur sont absents du procès
En fait, seuls des seconds couteaux comparaissent devant les juges, le commanditaire et le tireur n'ayant jamais été arrêtés. Dans ces conditions, personne ne s’attend à ce que ce procès fasse la lumière sur cet assassinat dont le motif n’a jamais été établi.
Célèbre pour sa couverture sans concession du conflit en Tchétchénie, Anna Politkovskaïa avait été tuée par balles en octobre 2006 dans le hall de son immeuble à Moscou.
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