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McCain investi pour la Maison Blanche

05.09.2008, 07h34
 

Le sénateur de l'Arizona John McCain a accepté officiellement jeudi soir la nomination républicaine pour la Maison Blanche devant la convention républicaine réunie à St Paul (Minnesota, nord).

Le début de son discours devant la convention républicaine réunie à St Paul (Minnesota, nord) a été brièvement interrompu par deux manifestants antiguerre qui ont été rapidement évacués par la police tandis que les délégués républicains scandaient: «USA, USA».

 
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«Ce soir j'ai un privilège donné à peu d'Américains, le privilège d'accepter la nomination du parti (républicain) pour être président des Etats-Unis. J'accepte avec gratitude, humilité et confiance», a dit M. McCain, follement acclamé par environ 20.000 de ses partisans.

«Je suis fier d'avoir présenté notre prochaine vice-présidente (Sarah Palin) au pays. Et je suis impatient de la présenter à Washington. Et laissez-moi donner un premier avertissement au Washington usé, dépensier, qui ne fait rien, qui pense "moi d'abord" et le pays après. Attention le changement arrive», a prévenu M. McCain.

En début de soirée, la convention a aussi officiellement nommé, par acclamation, Mme Palin, 44 ans, colistière de M. McCain.

«Encore et encore, j'ai travaillé avec des membres des deux partis pour régler les problèmes qui avaient besoin d'être réglés. C'est comme cela que je travaillerai en tant que président», a dit M. McCain.

«J'ai le bilan et les cicatrices qui prouvent» que je peux travailler sans esprit partisan, «pas M. Obama», a-t-il dit, égratignant son adversaire démocrate de 25 ans son cadet.

M. McCain n'a pas manqué de rappeler ses près de six années de captivité dans une geôle du Nord-Vietnam. «Je suis tombé amoureux de mon pays quand j'étais prisonnier dans le pays d'un autre», a dit le sénateur de l'Arizona, ancien pilote de chasse de la Navy, dont l'appareil fut abattu au dessus du Nord-Vietnam en 1967.

L'élection présidentielle du 4 novembre aura lieu dans deux mois exactement. Les sondages prévoient une lutte serrée. Un sondage CBS publié jeudi soir mettait les deux candidats à égalité (42% chacun).

Dans un entretien diffusé sur Fox News, avant le discours de M. McCain, M. Obama a reconnu que l'envoi de renforts en Irak s'était soldé par un succès.

L'Irak constitue un point de friction entre les deux candidats. Opposé à la guerre depuis le début, M. Obama a promis de retirer les soldats américains dans un délai de 16 mois. Favorable à la guerre depuis son commencement, M. McCain a été l'un des premiers à réclamer l'envoi de renforts.

Pour le camp républicain, cela prouve la supériorité de jugement de M. McCain sur son adversaire démocrate.

Leparisien.fr avec AFP

 
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