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RUSSIE

UE : pas de sanctions pour l'instant

29.08.2008, 22h44 | Mise à jour : 22h47
 

Les dirigeants de l'UE devraient accroître lors du sommet européen, lundi, leur aide à la Géorgie et avertir Moscou que les relations UE-Russie ne pourront pas se poursuivre comme si de rien n'était, mais sans lui infliger aucune sanction. «Nous sommes toujours en phase de dialogue, un dialogue ferme, avec Moscou, pas en phase de sanction», a indiqué vendredi une source proche de Nicolas Sarkozy, président en exercice de l'Union européenne.



Un haut diplomate français à Bruxelles a assuré que ce sentiment était partagé par les 27 pays de l'UE, malgré leurs fréquentes divisions sur la fermeté à adopter face à Moscou. Lors d'une réunion des ambassadeurs des 27 jeudi soir pour préparer le sommet, «le mot sanction n'a pas été prononcé», a-t-il souligné, alors que le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner avait indiqué que des «sanctions étaient envisagées» contre Moscou pour ce sommet.

Malgré le maintien du «dialogue», «c'est l'ensemble de la relation UE-Russie qui doit être mise sous surveillance», a indiqué un haut diplomate français. «Il n'y a pas de business as usual», a-t-il ajouté, reprenant la formulation déjà utilisée par l'Otan le 19 août. «Tant que le plan de paix signé par le président (russe Dmitri) Medvedev n'est pas entièrement mis en oeuvre, il est difficile d'envisager des relations parfaitement normales avec la Russie», a-t-il ajouté.

La principale mesure de rétorsion envisagée par l'UE consisterait à suspendre temporairement les négociations sur un nouvel accord de partenariat stratégique UE-Russie. Ce nouvel accord devait renforcer le partenariat instauré en 1997, à une époque où le Kremlin était encore très affaibli par l'effondrement de l'URSS. 

En attendant, les Européens sont déjà d'accord pour renforcer leur aide à la reconstruction et à l'économie d'une Géorgie sonnée par la foudroyante réaction russe à leur tentative de reprise en main des territoires séparatistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud, en entamant des négociations sur la création d'une zone de libre-échange, selon des diplomates. D'accord aussi pour lancer des négociations destinées à faciliter l'octroi de visas européens aux citoyens géorgiens, et pour envoyer dans les prochaines semaines une mission civile d'observation en Géorgie.

La Russie a exploité avec succès par le passé les divisions européennes. Si l'Europe resserre les rangs après le conflit géorgien, elle aura effectivement marqué un point.

leparisien.fr

 
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