IL N’Y A PAS que Manaudou, Bernard, Riner, Estanguet ou Flessel dans la vie olympique… A elles seules, les têtes d’affiche de la délégation tricolore qui comprend 323 athlètes à Pékin auraient bien du mal à atteindre les 37 médailles, score fixé par la ministre de la Santé et des Sports Roselyne Bachelot.
« Un peu comme on dit non-valide ou de couleur , on a rangé toute une catégorie de sports sous une étiquette que je déteste et qui s’appelle sports mineurs , déplore le pistard Arnaud Tournant, dont la discipline n’est pourtant pas à classer parmi les plus confidentielles. Quand on voit le nombre de médailles que ces sports représentent à l’Insep (NDLR : l’Institut national du sport et de l’éducation physique), parfois, ça fait rager. »
Son collègue du taekwondo, Pascal Gentil, connaît, lui, le feu des projecteurs. Mais plus pour ses talents de « people » que par la médiatisation de ses combats. « Je ne suis pas sûr que les gens aient vu un seul de mes dix titres de champion de France à la télé, souffle, fataliste, le double médaillé de bronze olympique. Avec la réforme de l’audiovisuel, on devrait obliger le service public à diffuser tous les sports. »
« L’engouement retombe vite »
En attendant, les athlètes de l’aviron, du BMX, du concours complet, de l’haltérophilie, de la lutte, du taekwondo, du tir, du pentathlon moderne, de la voile ou du badminton ont de réelles chances de s’offrir leur quart d’heure de gloire et de faire mieux que les neuf médailles récoltées par ces disciplines en 2004. « On savoure surtout la reconnaissance de ses pairs car l’engouement retombe vite », constate la Nordiste Lise Legrand, médaillée de bronze en lutte à Athènes. Alors, retenez déjà quelques patronymes comme Merret, couronnée en planche à voile il y a quatre ans, Dabaya, Epangue, Cazé, Hardy et Macquet, Guénot ou Lecorguillé. Dans quelques jours, ils devraient vous permettre de briller… en société.
Le Parisien











