Quelle tristesse et quelle honte j'ai ressenties ce mercredi matin en attendant l'arrivée du Dalaï-Lama au Sénat. Reçu par un petit groupe de parlementaires français, mais à huis-clos dans le bureau d'un sénateur. Ainsi l'avait exigé Christian Poncelet, président du Sénat, le troisième personnage de l'Etat!
A sa sortie du palais du Luxembourg le prix Nobel de la Paix a été salué par une poignée de jeunes Français du mouvement « Action Citoyenne Tibet Libre », deux nonnes bouddhistes venues de Londres et une femme Vietnamienne, ancienne boat-people, effondrée en larmes derrière sa petite pancarte « huis-clos, la honte ».
Et moi, simple citoyen Français, ni Bouddhiste, ni sympathisant politique du « Tibet Libre », simplement effaré par le vide sidéral de notre « démocratie française ».
Dominique Durand
leparisien.fr












