Seuls les agents des centres départementaux et régionaux étaient appelés à la grève lundi, a précisé Yannick Mur (Solidaire).
La direction a comptabilisé lundi 14,9% de grévistes au niveau national et 39,1% au niveau des directions interrégionales, a indiqué Serge Duval, secrétaire général de Météo-France.
Entre 68% des centres départementaux selon la direction et 80% selon les syndicats, étaient touchés par le mouvement lundi. Dans ces centres, les bulletins météorologiques n'étaient "pas disponibles", a indiqué la direction.
Des rassemblements étaient par ailleurs organisés, notamment à Rennes, Lyon, Bordeaux, Orléans, Strasbourg (où des grévistes ont bloqué l'entrée du centre interrégional Nord-Est) et Aix-en Provence, a indiqué M. Mur.
A l'aéroport de Mérignac (Gironde), une cinquantaine d'agents ont distribué des tracts, pour rappeler notamment l'importance de la présence de centres départementaux en termes de sécurité aéronautique, selon la CGT.
Toutes les organisations syndicales de Météo-France (Spasmet-Solidaire, SNM-CGT, SNITM-FO et CFDT-météo) ont déposé un préavis de grève pour toute la semaine, contre un projet de restructuration qui prévoit la fermeture de 60% des 115 centres d'ici 2017 pour arriver à une quarantaine de centres, et la suppression d'au moins 500 postes sur un effectif total de 3.700 personnes, par non remplacement d'un départ à la retraite sur deux.
Le PDG de Météo-France Pierre-Etienne Bisch avait justifié en juin cette restructuration par la nécessité de s'adapter aux évolutions des technologiques et de faire face à la concurrence. "C'est une réforme qui a déjà été faite chez la plupart de nos homologues européens", souligne Serge Duval.
Les agents de Météo-France ont déjà fait grève en juin contre ce projet. Le 5 juin, une journée d'action nationale avait mobilisé 31,4% d'entre eux, et plus spécialement 74% dans les centres départementaux, selon la direction.
Des discussions, entamées en juin entre la direction et les syndicats ont été interrompues fin septembre par ces derniers, qui dénoncent "un manque de concertation", et "des dizaines de postes déjà vacants et non ouverts à candidature".
Ils demandent le maintien de toutes les implantations départementales, jugeant nécessaire la proximité du personnel avec les interlocuteurs (préfecture, mairie, sécurité civile) en cas de crise (avis de tempête, alerte orange, etc), ou pour informer les professionnels locaux qui dépendent de la météo (BTP, agriculture, station de ski, activités marines, etc).
Selon eux, une diminution des effectifs entraînera une baisse de la qualité du service, alors que les questions d'environnement et de surveillance du climat sont de plus en plus d'actualité.
AFP








