"Nous sommes une minorité parmi les minorités, il est donc important de se mobiliser car, même si les choses évoluent peu à peu, on est encore loin d'être reconnus, et tout ça passe par l'éducation des gens", a expliqué à l'AFP Caphi, 50 ans.
Le cortège de manifestants a quitté le métro Belleville (XIXe arrondissement) peu après 14H30 en direction de Beaubourg (IVe), derrière une banderole noire sur laquelle on pouvait lire : "trans'intersexes, des droits, des lois qui respectent nos choix".
La 12e édition de "Existrans", organisée par l'association Resistrans, Act up Paris, l'association du syndrome de Benjamin (ASB), qui s'occupe des questions trans, et le mouvement d'affirmation des jeunes gays, lesbiennes, bi et trans (MAG), a souhaité cette année mettre en avant l'éducation, dans la lignée de la Marche des fiertés homosexuelles de juin.
"Nous axons notre marche sur l'éducation au sens large, que ce soit dans le milieu médical où les trans sont traités comme des malades mentaux ou dans les administrations qui ne délivrent pas de papiers d'identité si les personnes ne sont pas opérées", a déclaré à l'AFP July, porte-parole de l'association Resistrans.
"On aimerait que la transsexualité soit étudiée dans les écoles, de la même manière que l'homosexualité, durant les cours d'éducation sexuelle, et pas qu'elle soit découverte dans les médias", explique Marie Rousset, porte-parole du MAG. "On intervient dans les collèges et les lycées parisiens depuis 9 ans, mais nous souhaitons un agrément de l'Education nationale pour pouvoir intervenir sur tout le pays", a-t-elle précisé.
Hélène Hazera, de Act up Paris, souhaite elle que "les pouvoirs publics luttent contre le sida qui touche fortement les transsexuels" mais aussi "contre l'échec scolaire qui concerne énormément cette catégorie de personnes", a-t-elle ajouté.
Anne, 45 ans, a fait le déplacement du Loir-et-Cher : "c'est la première fois que j'assume ma transsexualité en public, je suis là par solidarité, on doit pouvoir exister en tant que citoyen, quel que soit le stade de transformation, et on doit pouvoir être reconnu sur notre carte d'identité, notre carte de visite ou notre carte bancaire comme tout le monde", a-t-elle insisté.
AFP








