Interrogé sur un non-respect par Nicolas Sarkozy de sa promesse de réduire les prélèvements obligatoires, M. Hirsch a déclaré sur RTL que "la promesse principale, l'engagement le plus important de réduire la pauvreté, de faire du social, d'encourager le travail, de faire en sorte que personne ne puisse retravailler en perdant de l'argent: il est tenu".
Il a pointé une "différence entre ce prélèvement et les autres": "mieux cette réforme marchera, moins elle coûtera".
"Depuis un an, j'entends dire que jamais on ne mettra de l'argent, il n'allait pas venir par miracle. Cet argent, il faut assumer la manière dont on le trouve. On le prend de la manière la plus juste, la plus équitable, la plus efficace, la moins douloureuse", selon lui.
M. Hirsch a expliqué que "quelqu'un qui a 20.000 euros de placements financiers, d'actions, va payer 10 euros par an. Quelqu'un qui a un appartement et qui le loue 500 euros par mois va payer cinq euros par mois. Ce n'est pas confiscatoire. C'est toujours un effort, mais l'enjeu en vaut dix mille fois la chandelle".
"Il est normal que les allocataires du RMI reprenant du travail aient plus que quand ils ne travaillent pas et que les travailleurs modestes aient plus d'argent. Une femme qui travaille à mi-temps avec deux enfants à charge aura 200 euros de plus par mois à partir de juillet", a-t-il dit.
Quant à l'opposition de parlementaires UMP , il a assuré que des responsables du parti avaient eux-mêmes suggéré "d'aller chercher les niches fiscales" pour financer le RSA lors de la convention UMP. "On a répondu à la demande", a-t-il dit.
M. Hirsch a aussi mis en avant le soutien de responsables UMP "extrêmement nombreux", comme Christian Estrosi, Patrick Devedjian, Frédéric Lefebvre, Bruno Lemaire, et a espéré une majorité parlementaire "la plus large possible".
Pour la prise en compte ou pas de la taxe dans le calcul du bouclier fiscal, il a déclaré que "pour l'instant, le projet de loi le met hors bouclier fiscal" et trouvé "intéressant de regarder comment le débat se noue là-dessus".
AFP












