Toute l'actualité S'abonner : Web | Journal | mobile PDF RSS
 
Presse regionale
 
 

Dépêches - International

 
 

Corée du Nord: l'AIEA a de nouveau accès aux installations nucléaires de Yongbyon

13.10.2008, 21h22
 
Les inspecteurs de l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) ont été de nouveau autorisés à accéder aux installations nucléaires de Yongbyon en Corée du Nord d'où ils avaient été exclus la semaine dernière, a annoncé l'organisation onusienne lundi soir.
"La république démocratique populaire de Corée a autorisé aujourd'hui (lundi) l'agence à avoir accès au réacteur expérimental de 5 MW, la centrale de fabrication de combustible nucléaire et les installations de retraitement à Yongbyon", a déclaré Melissa Fleming, une porte-parole de l'AIEA.

Dans un communiqué, elle rappelle que la semaine dernière la Corée du Nord avait annoncé que les trois inspecteurs de l'AIEA présents à Yongbyon ne seraient plus autorisés à se rendre sur les installations nucléaires du site.
"Les inspecteurs ont été informés que les activités de démantèlement du réacteur reprendraient ce mardi, supervisées par des inspecteurs de l'AIEA", a ajouté Mme Fleming.
Elle a précisé que les inspecteurs pourraient effectuer leurs activités de surveillance et de contrôle dans les installations de retraitement de combustible nucléaire d'où les inspecteurs avaient été exclus dès fin septembre.
La porte-parole de l'AIEA a également déclaré lundi que l'agence n'avait pas encore été informée des mesures de vérification précises convenues entre Washington et Pyongyong, et que s'il devait y avoir des mesures de vérification supplémentaires, elles devraient obtenir l'aval du Conseil des gouverneurs de l'AIEA.
Pyongyong a annoncé le nouveau feu vert aux inspections par l'AIEA après avoir obtenu samedi le retrait de la Corée du Nord de la liste noire américaine des Etats soutenant le terrorisme. Washington avait accepté de retirer ce pays de la liste en échange du contrôle de "toutes les installations nucléaires" du régime communiste.
La Corée du Nord figurait depuis 1988 sur cette liste noire en raison de son implication présumée dans la destruction d'un avion de ligne sud-coréen en 1987, qui a fait 115 morts. Les sanctions l'empêchaient notamment d'obtenir des prêts à faible taux auprès d'institutions financières comme la Banque mondiale ou le Fonds monétaire international (FMI).
Pyongyong a donc répondu dimanche au geste de Washington en annonçant la poursuite du démantèlement de ses installations atomiques dans le cadre des négociations internationales des Six (Japon, Russie, Chine, Etats-Unis, Corée du Nord, Corée du Sud).
Lors de ces négociations, Pyongyang qui avait procédé à son premier essai d'arme atomique en octobre 2006, avait accepté une première fois le démantèlement de son complexe nucléaire de Yongbyon l'an dernier en échange d'une aide humanitaire et énergétique.
Le processus semblait bien engagé depuis la désactivation de Yongbyon en juillet 2007 et la démolition de sa tour de refroidissement en juin 2008.
Mais un désaccord est né récemment autour des demandes de Washington sur une inspection sans limite des installations, Pyongyang affirmant que rien de tel n'était prévu dans l'accord entre les six pays conclu en 2007.
Le régime nord-coréen a alors fait monter les enchères en expulsant en septembre de Yongbyon les inspecteurs de l'AIEA et en menaçant de relancer ses installations nucléaires en y réintroduisant des matériaux fissiles.

AFP

 
Tous les articles de la rubrique
 
 
Dépêches
Choisir un autre fil info :
 
Sites du Groupe Amaury