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Ossétie du Sud: les Occidentaux appellent à l'arrêt des hostilités

08.08.2008, 17h28
 
Les Etats-Unis, l'Union européenne, la Chine, l'Otan et l'OSCE ont appelé vendredi à l'arrêt des hostilités en Ossétie du Sud, où les combats font rage entre les troupes géorgiennes et les forces séparatistes ossètes soutenues par la Russie.
La Géorgie a lancé un appel à la communauté internationale pour lui demander de stopper "une agression militaire directe" de la Russie sur son territoire, après avoir elle-même déclenché une opération militaire pour reprendre le contrôle de l'Ossétie du Sud, une de ses régions séparatistes.

Une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur l'escalade du conflit dans la république séparatiste géorgienne d'Ossétie du Sud a été suspendue vendredi soir jusqu'à samedi sans accord sur un document, a annoncé le président du Conseil de sécurité.
La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, a appelé Moscou à "respecter l'intégrité territoriale de la Géorgie et à retirer ses troupes de combat du sol géorgien".
"Les Etats-Unis coopèrent activement avec leurs partenaires européens pour lancer une médiation internationale", a indiqué la chef de la diplomatie américaine, soulignant le "besoin urgent du soutien de la Russie à ces efforts".
Dans la soirée, la présidence française de l'UE a annoncé que les Etats-Unis, l'Union européenne et l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) enverraient une délégation conjointe pour tenter d'obtenir un cessez-le-feu en Ossétie du Sud.
"Il a été décidé que des émissaires de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), de l'Union européenne et des Etats-Unis, se rendront en Géorgie pour parvenir dès que possible à un cessez-le-feu", selon un communiqué de la présidence.
Un porte-parole du département d'Etat, Gonzalo Gallegos, avait indiqué plus tôt que Washington envoyait "un émissaire dans la région pour discuter avec les parties engagées dans le conflit".
"Nous appelons toutes les parties, les Géorgiens, les Ossètes du Sud et les Russes, à calmer le jeu et à éviter un conflit", avait dit le porte-parole. "Nous appelons à un cessez-le-feu immédiat".
Le président américain George W. Bush, qui a assisté vendredi à Pékin à la cérémonie d'ouverture des jeux Olympiques, se tient "régulièrement informé de la situation", selon sa porte-parole, Dana Perino.
A Washington, de hauts responsables au Pentagone, qui suit avec attention le conflit, ont déclaré que les forces militaires américaines déployées en Géorgie n'étaient en aucune manière impliquées dans le conflit.
La Chine a appelé samedi à un cessez-le-feu entre la Russie et la Géorgie samedi, en Ossétie du Sud, encourageant les deux parties à résoudre leurs différences par le dialogue.
A Bruxelles, la Commission européenne et le diplomate en chef de l'UE Javier Solana ont appelé à un arrêt immédiat des affrontements. "Nous sommes très préoccupés par l'évolution dramatique de la situation", a déclaré M. Solana.
L'Union européenne " appelle toutes les parties à la cessation des hostilités et à la reprise sans délai des négociations afin de permettre une solution politique à la crise, dans le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la Géorgie", a indiqué la présidence française de l'UE dans une déclaration.
Le représentant spécial de l'UE pour le Caucase du sud, le Suédois Peter Semneby, était en route pour la Géorgie, ainsi que le ministre lituanien des Affaires étrangères Petras Vaitekunas.
L'Allemagne, l'Italie, la Grande-Bretagne et la Turquie ont demandé l'arrêt des hostilités et la reprise des négociations.
Le chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier, a appelé "les parties à s'engager immédiatement dans un dialogue direct", après des contacts téléphoniques avec son homologue russe Sergueï Lavrov et avec le président géorgien Mikheïl Saakachvili.
Le président polonais Lech Kaczynski a qualifié d'"inadmissible" toute ingérence dans les affaires intérieures de la Géorgie, sans mentionner la Russie, tandis que la République tchèque appelait à "éviter une escalade dans le conflit".
L'OSCE et le Conseil de l'Europe ont demandé aux parties de cesser les hostilités et d'entamer des négociations.
Le secrétaire général de l'OTAN Jaap de Hoop Scheffer a appelé "toutes les parties à un arrêt immédiat des affrontements armés et à (...) des discussions directes".
L'évolution de la situation "dépendra de la réaction des Occidentaux", a estimé pour sa part le ministre géorgien de la Réintégration, Temour Iakobachvili, dans un entretien publié sur le site internet du quotidien Le Figaro.
"Resteront-ils à bronzer sur la plage? Ou donneront-ils un signal clair à la Russie pour qu'elle ne franchisse pas certaines limites?", s'interrogeait-il.

AFP

 
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