"Il s'agit d'une visite de travail dans le cadre de la relation de confiance avec le nouveau gouvernement serbe" pro-européen dirigé par le président Boris Tadic et son Premier ministre Mirko Cvetkovic, a indiqué le Quai d'Orsay.
"Au cours de cette visite, seront naturellement évoqués l'ensemble des sujets concernant la région et les relations entre la Serbie et l'Union européenne", a déclaré un porte-parole du ministère, Romain Nadal.
M. Kouchner est un ferme partisan de l'indépendance du Kosovo, aujourd'hui reconnue par 20 des 27 membres de l'Union européenne.
Belgrade, qui considère cette indépendance illégale, souhaite obtenir le soutien de l'Assemblée générale de l'ONU pour que la Cour internationale de Justice (CIJ) exprime son avis, consultatif, à ce sujet.
M. Kouchner, dont le pays assure actuellement la présidence de l'UE, plaide également pour un rapprochement rapide entre l'UE et la Serbie, afin de consolider la stabilisation des Balkans.
Ce rapprochement est favorisé par l'arrestation de l'ancien chef politique des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic, mais l'UE réclame toutefois encore celle de leur chef militaire, Ratko Mladic, toujours en fuite.
Le ministre serbe des Affaires étrangères, Vuk Jeremic, avait été reçu le 16 juillet à Paris par M. Kouchner. Les deux hommes avaient exprimé leurs désaccords sur l'indépendance du Kosovo, mais souhaité voir à terme la Serbie rejoindre l'Union européenne.
AFP









