A la question "est-ce qu'on peut faire pression sur le parquet?", il a répondu sur Radio J: "malheureusement, cela fait partie des choses qui sont possibles.
"Le parquet est sous les ordres de la chancellerie, la garde des Sceaux est nommée par le président de la République... ce dossier est politique", a-t-il ajouté tout en soulignant qu'il ne voulait "faire de procès d'intention à personne".
"Je suis en colère car je considère que rien ne vient justifier aujourd'hui une telle décision" du parquet, a poursuivi M. de Villepin en parlant de "construction politique et médiatique".
"Nicolas Sarkozy connaissait parfaitement l'ensemble des éléments du dossier et peut-être beaucoup mieux que moi à bien des égards à cette période" quand M. de Villepin était ministre de l'Intérieur, a-t-il encore lâché.
Le procès en correctionnelle, "ce sera l'occasion de dire la vérité", selon lui.
Interrogé sur les récentes rumeurs de remaniement ministériel -qui évoquaient notamment son arrivée au gouvernement- M. de Villepin les a balayées d'un revers de la main, indiquant avoir été très clair sur le sujet lors de sa dernière rencontre avec le chef de l'Etat, le 5 septembre.
"Nicolas Sarkozy sait bien qu'à la question +est-ce que vous souhaitez, mon cher Dominique, quelque chose ?+, ma réponse a toujours été, invariablement, la même: +rien+. Il a eu l'occasion de me demander très gentiment, ce que je souhaitais faire, s'il y avait des perspectives qui pouvaient m'intéresser en France ou en Europe, ma réponse a toujours été: +non+", a-t-il affirmé.
"Est-ce que vous croyez vraiment qu'un maroquin ministériel fait partie des fantasmes sur lesquels je peux vivre ? Non !", a poursuivi M. de Villepin.
Ses ennuis judiciaires ne compromettent toutefois pas, selon lui, un éventuel retour dans le jeu politique.
"Jamais je ne me suis senti aussi libre de mon engagement, aussi déterminé à agir dans le sens de l'intérêt public. Si l'occasion se présente", "je franchirai le pas", a-t-il prévenu en refusant de faire une "distinction entre les élections", législatives ou présidentielle.
"Je suis prêt à servir mon pays et je le ferai en toute circonstance", a-t-il dit.
AFP










