"Je considère que Nicolas Sarkozy a pris des dispositions rapidement, s'est efforcé dans sa tâche de président de l'Union européenne de coordonner l'action", a-t-il déclaré sur Radio J.
Mais, "ce que je souhaite, c'est qu'au-delà de cette phase initiale de mobilisation face à la crise financière, il y ait la même mobilisation sur les risques économiques pour notre pays et le risque social", a-t-il insisté.
"Il faut le même type d'investissement et il faut que le président, le gouvernement et le Parlement fassent ce travail essentiel de recréer les conditions de la confiance. Ce n'est pas un homme seul qui peut le faire. Le président de la République peut donner l'impulsion mais il y a un travail collectif", a lâché M. de Villepin.
Face à une crise qui sera "très longue", il faut "faire des choix adaptés". "Bien évidemment, le budget (pour 2009) qui a été préparé il y a quelques mois ne correspond pas tout à fait à ce qu'il convient de faire aujourd'hui. Il y a des messages forts à adresser aux Français, il y a des sanctuarisations à faire dans le budget", notamment "tout ce qui touche à l'innovation, à l'éducation" et l'emploi, a-t-il ajouté.
"Nous avons besoin d'une vraie politique de l'emploi", a dit celui qui avait lancé "la bataille pour l'emploi" à Matignon, avant d'ajouter, dans une allusion au Contrat première embauche (CPE) -une mesure qu'il avait échoué à mettre en place en 2006 et qui l'avait mis hors-jeu pour la présidentielle-: "j'ai été le Premier ministre qui a décidé de recréer des dispositifs de contrats aidés, contre une partie de ma majorité".
Interrogé sur l'appel à "l'unité nationale" lancé par son successeur François Fillon, il a quelque peu ironisé en estimant que "ça veut dire peut-être davantage encore écouter l'opposition".
AFP













